Exposition: « La Voix, le Loin », une autre facette de Jean-Luc Raharimanana

Actuellement dans nos murs, Jean-Luc Raharimanana a présenté hier sa prochaine exposition intitulée « La Voix, le Loin », concoctée avec la curatrice Ihoby Rabarijohn, qui se tiendra au Musée de la photographie à Anjohy à partir du 21 jusqu’au 31 octobre et sera ouverte au grand public. Par ailleurs, l’artiste animera un café littéraire.

Jean-Luc Raharimanana est plutôt connu du grand public en tant qu’écrivain et poète. Ses mots et ses textes ont déjà résonné dans plusieurs pays. Cependant à travers cette exposition inédite, il entend prouver qu’il est multidisciplinaire. Et « La Voix, le Loin », utilise justement divers médiums comme la peinture, la photographie, la sculpture… « La Voix, le Loin » englobe en tout 13 photos et dessins, 3 sculptures et 3 panneaux de textes.
Au fait, ce projet de Jean-Luc Raharimanana a déjà fait l’objet d’une exposition, durant un an au Musée international d’archéologie de Bibracte en France, puis présenté au centre national des arts et du paysage de Vassivière et à la médiathèque de Brandélé à Mayot­te. « Pour la première fois, je l’emmène à Madagascar », a annoncé l’artiste.
De l’art abstrait

Au début de ce projet, Jean-Luc Raharimanana a écrit 100 poèmes dans son livre « La Voix, le Loin ». A partir de ce titre, l’idée de proposer son œuvre au Musée, a germé en lui. « C’était une grande exposition avec 300 photos, une cinquantaine de sculptures, et l’exposition s’est tenue pendant toute une journée… dans une forêt », raconte-t-il.
L’artiste excelle aussi dans l’art abstrait. A travers ses œuvres, il arrive à conjuguer différents médiums, comme l’écriture et la peinture ou encore la photographie et la peinture… « Je voudrais surtout offrir de la beauté aux choses insignifiantes. Au lieu de photographier la pauvreté de la capitale, j’aimerais au contraire présenter ses beautés », ajoute-t-il. « La Voix, le Loin » est un son qui parle et résonne de loin, du passé, du présent et du futur. Chaque visiteur aura sa propre interprétation mais son objectif est toujours de valoriser la culture malgache. « J’utilise beaucoup de ‘Aloalo’ », conc­lut-il.

Holy Danielle

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