Le candidat Andry Rajoelina, est en passe d’être réélu pour un second mandat. Hier à Ambatobe, le candidat numéro 3 se dit confiant pour gagner la victoire.
«Je fais confiance au peuple malgache ». Tels étaient les mots du président sortant, Andry Rajoelina, à la sortie d’un des bureaux de vote du Lycée agricole d’Ambatobe, avec les membres de sa famille. Candidat à sa propre succession, Andry Rajoelina a toutes les cartes en main pour être réélu pour un second mandat. Cela a
été d’ailleurs démontré lors de ses différentes campagnes électorales dans les quatre coins du pays où il a été accueilli en fanfare par une foule immense. Le candidat a fait figure d’exemple pour inciter les citoyens à aller voter.
« Personne ne peut enlever aux citoyens leur droit de voter et de choisir. Ça me réjouis aujourd’hui de voir les citoyens venir en masse pour voter», a déclaré Andry Rajoelina.
Voie constitutionnelle
Ce candidat a également souligné l’importance de cette élection qui selon lui, va déterminer l’avenir du pays pour
les 5 années à venir. D’ailleurs cette envie de prendre en main leur futur a poussé les électeurs à venir voter hier, en dépit de l’appel au boycott lancé par les quelques candidats contestataires.
Le président sortant n’a également pas manqué de saluer la sagesse de la population qui ne se laisse pas embarquer dans des idées fallacieuses ayant pour but de saper le processus. Lui de préciser que l’élection est la seule voie d’accéder au pouvoir dans les règles constitutionnelles.
En tout cas, l’appel au boycott lancé par le collectif des candidats a joué en faveur du candidat Andry Rajoelina. Le désistement de certains de ses adversaires laisse à ce candidat du parti Tanora malagasy vonona (TGV) la voie libre, pour une victoire au premier tour.
Seuls les partisans du collectif de l’opposition, se sont abstenus de voter. En effet, les électeurs, fidèles à Andry Rajoelina sont quant à eux venus nombreux pour exprimer leur choix. Les résultats provisoires dans plusieurs bureaux de vote rapportent que le candidat du parti TGV, mène largement au score.
Tsilaviny Randriamanga
Naina Andriantsitohaina : « Voter un sacré devoir »
Accompagné de sa famille, le Maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, Naina Andriantsitohaina et son épouse, ont accompli leur devoir de citoyen, dans la matinée d’hier à l’EPP Analamahitsy Tanàna.
« Voter est un devoir sacré. Nous sommes venus en famille pour faire valoir nos choix. Les votes se déroulent sans encombre dans la ville d’Antananarivo avec les quelque 1.085 bureaux de vote », a déclaré Naina Andriantsitohaina.
Général Richard Ravalomanana, chef d’Etat par intérim
« J’ai la ferme conviction sur l’issue pacifique des élections. Les représentants des différentes organisations régionales avec qui je me suis entretenu, étaient d’ailleurs en faveur de la tenue du scrutin, étant donné que la situation le permet. En dépit des actes de provocation en effet, les forces de l’ordre ont pu maîtriser la situation. En tout cas, le processus est engagé, chacun est responsable de son choix et ceux qui n’ont pas voté ne devraient pas se plaindre des conséquences de leur choix ».
Siteny Randrianasoloniaiko : « Il est important de voter… »
Le candidat numéro 13, à l’élection présidentielle, a effectué son devoir de citoyen à Ivandry. « En tant que démocrate, j’accorde une grande importance à l’élection. C’est pourquoi j’insistais à appeler les électeurs à accomplir leur devoir. L’élection n’est pas seulement l’affaire des candidats, mais elle est plus que ça. Ce processus va déterminer l’avenir de toute la population pour les 5 prochaines années », a-t-il déclaré.
Paul Rabary, « C’est une grande victoire de la démocratie »
Le président national du parti Ny Fireneko, s’est aussi exprimé à l’issue de son vote. D’après lui, « le plus important est sans doute que la population a répondu à l’appel au vote. Le fait que cette élection s’est déroulée dans le calme, reflète la victoire de la démocratie ainsi que de la République. La population a pu choisir directement son dirigeant ».
Christian Ntsay Premier ministre
« Depuis 5 ans, notre pays a opté pour la démocratie, et cela n’a pas changé. Il ne peut y avoir de démocratie si l’on confisque le droit et le pouvoir des citoyens à choisir et élire leur dirigeant. C’est pourquoi j’en appelle tout un chacun à respecter l’opinion de ceux qui veulent vivre dans cette démocratie ».




