Maire assassiné à Ankazobe: 5 militaires et 4 civils devant la barre

Cinq militaires et quatre civils (deux chefs fokontany et deux femmes) seront présentées devant le parquet du tribunal d’Ankazobe, ce jour, dans l’affaire de l’attaque à main armée ayant entraîné la mort du maire de la commune d’Andranomiely, dans la nuit du 8 janvier.
D’après les informations, trois des militaires étaient présents sur les lieux la nuit de l’attaque mais n’ont pas réagi. C’est la raison pour laquelle ils sont soupçonnés dans cette affaire.
«Deux se trouvaient chez le fils du maire et le troisième, dans une autre maison à proximité. Le fils du maire avait témoigné que les deux militaires qui étaient chez lui cette nuit-là, ne pouvaient pas ne pas voir les bandits s’introduire de force chez son père, dont la maison se situait près de la sienne. Les concernés sont restés les bras croisés alors qu’ils pouvaient tirer des coups de feu pour repousser les assaillants», indique une source auprès de la gendarmerie.
Les enquêteurs considèrent, d’autre part, que le maire d’Andranomiely a été assassiné pour s’être opposé fermement à une affaire d’extorsion de fonds à des villageois dont les deux autres militaires arrêtés et les deux chefs fokontany sont impliqués.
«Avec la complicité des deux chefs fokontany, les deux militaires auraient extorqué de l’argent illégalement à des villageois qu’ils désignent comme des malfaiteurs. Certaines de leurs victimes se sont plaintes auprès du maire qui, à son tour, a convoqué les deux chefs fokontany incriminés. Il leur a indiqué qu’il s’opposera à un tel acte même s’il doit en mourir», indique la gendarmerie. Et quelques jours après cette rencontre, il a été tué dans l’attaque.

Les deux femmes arrêtées quant à elles, ont été interpellées après le traçage de la puce retrouvée dans le téléphone d’un dahalo tué par des poursuivants quelques jours après l’attaque. Les gendarmes indiquent avoir déjà été informés de l’identité du chef de la bande qui a commis ce braquage mortel.

ATs.

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