Un père de famille abattu, deux femmes et une adolescente kidnappées, ainsi qu’un homme et une femme grièvement blessés par balle, dans la nuit d’avant-hier, à d’Ankazobe. Autant dire que les daholo y sèment la terreur en toute impunité.
Décidément, les dahalo dictent leur loi dans le district d’Ankazobe où le kidnapping fait rage ces derniers temps. Avant-hier vers 21h30, une vingtaine de bandits lourdement armés ont pris d’assaut deux maisons d’habitation à Antanetibe Avaratra, fokontany d’Androva Atsimo, dans la Commune rurale de Talata Angavo.
D’après les informations, les malfaiteurs ont fait usage de leurs armes dès qu’ils se sont introduits dans la cour de chacune des maisons ciblées. Des coups de feu ont retenti ce soir-là. Ne voulant pas se laisser faire, le chef de famille âgé de 61 ans dans la première maison, a protégé la sienne en blessant le premier dahalo introduit, à l’aide d’une fourche. Mais les autre assaillants on riposté. Ils ont tiré trois coups de feu qui ont touché mortellement la tête du chef de la famille.
Après cela, ils ont enlevé trois personnes dont la femme de la victime âgée de 60 ans, une autre femme du même âge et une adolescente de 16 ans résidant dans une maison voisine. Un homme et une femme ont également été blessés durant l’attaque. Ces derniers ont été évacués à l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé.
La traque bat son plein
Les éléments de l’armée et de la gendarmerie en mission de pacification dans le district, ont mené les opérations de recherche et de sauvetage jusqu’à hier vers une heure tardive.
« Les militaires se sont immédiatement mobilisés après avoir appris les événements. Des éléments postés dans la zone ont été déployés pour boucler les passages tandis que d’autres assurent la poursuite de la traque», a indiqué une source après de la gendarmerie de la localité.
Le calme avant la tempête…
Le district d’Ankazobe avait été secoué par une série d’enlèvements contre rançon au mois de novembre. Une opération militaire a été lancée sur place depuis décembre qui a abouti à l’arrestation des maires, des militaires et des civils. Des dahalo ont même été tués.
Les forces de sécurité semblent maîtriser la situation sur place au début de ce mois car aucune attaque n’est plus signalée depuis le lancement de l’opération. Cependant, le 7 janvier, des dahalo ont frappé fort à nouveau à Andranomiely et ont tué le maire.
L’attaque d’avant-hier s’est produit le même jour où le tribunal d’Ankazobe a décidé de placer en détention préventive les cinq militaires et les civils incriminés dans le meurtre de l’élu.
ATs.




