Après le lancement officiel des élections communales et municipales, la Commission électorale nationale indépendante (Ceni) poursuit activement ses préparatifs. Selon le rapporteur général de l’instance électorale, Soava Andriamarotafika, une concertation avec les parties prenantes (partis politiques, les représentants de la société civile et les autorités étatiques) est prévue prochainement, en vue de fournir des informations détaillées sur le prochain scrutin, au-delà de celles déjà médiatisées ou publiées par la commission.
A en croire la Ceni, le processus électoral avance à bon rythme. La formation des Organes
de vérification et d’enregistrement des candidatures (OVEC) est terminée, tandis que celle des Centres de recensement des matériels de vote (CRMV) est prévue pour octobre. L’instance électorale se penche à présent sur le côté matériel et outils ainsi que le service y afférent. Une réunion d’évaluation du bureau permanent de la Ceni et de son staff est programmée aujourd’hui pour faire le point sur les avancées et planifier les prochaines étapes.
Nouvelles modalités de scrutin
Les modalités des élections ont été modifiées. Désormais, une liste unique sera présentée pour l’élection du maire et des conseillers. Le candidat obtenant la majorité relative sera élu maire. Les têtes de liste des candidats non élus seront éliminées, mais leurs listes pourront obtenir des sièges de conseillers selon le système de représentation proportionnelle à quotient au plus fort reste. Les cautions ont également été revues à la hausse, variant désormais de 1.200.000 à 20 millions d’ariary, contre 300.000 à 10 millions d’ariary en 2019.
Rappelons que le mandat des maires et des conseillers communaux et municipaux a expiré le 10 janvier. Ils ont cependant été maintenus en fonction pour assurer la continuité du service public, conformément à l’avis rendu par la Haute cour constitutionnelle le 25 janvier, suite à une saisine du Premier ministre.
F.M