Le chômage s’aggrave dans l’Atsimo Andrefana, mêmes les plus qualifiés sont contraints de s’adonner à des activités où les rémunérations sont plutôt faibles. La majorité des jeunes rejoignent les rangs des chômeurs.
Pourtant, ce ne sont pas les opportunités d’affaires et d’investissements qui manquent dans l’Atsimo Andrefana, à l’image de Base Toliara, à travers le projet d’exploitation de sables minéralisés à Ranobe.
Convaincu du fort potentiel que présente la région Atsimo Andrefana, la compagnie minière a envoyé 24 jeunes se former au Kenya en 2019, pour deux ans, dans divers domaines liés aux métiers de l’industrie extractive. Puis coup dur car en novembre 2019, le projet Base Toliara a été suspendu suite à une décision en conseil des ministres. Malgré tout, ces jeunes sont allés au terme de leur formation.
16 mois après le retour de ces apprentis à Madagascar, ils restent sans emploi. Maintenant, ils expriment d’une voix commune que « toutes ces rumeurs sur Base Toliara sont infondées ». Pour eux, l’opérationnalisation de Base Toliara permettra aux jeunes d’avoir du travail et d’être payés convenablement. A défaut d’emplois directs, Base Toliara peut aussi prospérer l’économie de la région.
Fanampindrainy Simon Théodon, habitant de Maromiandra, a suivi une formation en électrique industrielle, informatique, environnement au Kenya. « Contrairement aux rumeurs véhiculées à Madagascar comme l’assèchement des ressources en eau, la stérilité et la dégradation du sol, on n’a constaté aucun problème au Kenya », a-t-il déclaré.
Olivia Clarisse, habitant également à Maromiandra, une des jeunes femmes envoyées par Base Toliara au Kenya témoigne également que « il est faut de dire que ce projet provoque des dégâts environnementaux véhiculés par les détracteurs. Les effets néfastes de l’exploitation sur la santé comme les malformations, ne sont que des rumeurs». Certaines d’entre eux envoyées au Kenya, ont donné naissance à des bébés en bonne santé.
Charly, un des apprentis de Base Toliara a ajouté que « entre opposants et partisans de Base, il est nécessaire de discuter des retombées de ce projet. Il est faux de véhiculer que au sein de Base Toliara, il n’y a que des expatriés qui y travaillent et les jeunes de Toliara y sont exclus ».
Ces jeunes mettent tous leurs espoirs dans ce projet. Ils lancent ainsi un appel au Président de la République pour rouvrir Base Toliara, ainsi qu’à la Première Dame pour voir de près la situation des femmes à Toliara.
Arh.




