« Mieux vaut prévenir que guérir ». Dans cette optique, l’association TAO, qui se mobilise depuis 2021 dans la lutte contre le viol sur mineur, entend renforcer ses interventions afin de protéger davantage les enfants. En effet, ce fléau ne cesse de prendre de l’ampleur, avec au moins trois cas signalés par jour.
Ladite association, qui mène des actions de prévention et de sensibilisation à grande échelle, prévoit dans ce sens la mise en place de structures d’accompagnement et d’aide aux victimes.
Selon les informations, TAO a relevé des défis importants dans la lutte contre le viol sur mineur, malgré l’absence de financement et de subvention. Dans ce cadre, elle a effectué cinq séances de sensibilisation dans les écoles ainsi que dans les lieux publics et accompagné six victimes et leur famille.
L’association a également réalisé des dizaines de témoignages, des émissions médiatiques dans le cadre des sensibilisations ainsi qu e des distributions de milliers de prospectus, de flyers, d’affiches… Deux grandes campagnes de sensibilisation contre le viol sur mineur, menées lors de la première et la deuxième édition du Run and bike « Stop aux viols », s’ajoutent à tout cela. La 3e édition de cet événement sportif, réunissant la course à pied et le vélo, se tiendra ce dimanche 23 avril à Ambohibe Ilafy. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’à ce jour.
D’autres acteurs impliqués dans la lutte
Le viol et l’inceste sont en recrudescence. Pourtant, la société malagasy la considère comme de simples faits divers. Constatant le vide juridique lié à cette question, d’autres acteurs tels que le mouvement Nifin’akanga décident de se mobiliser.
Women Break The Silence, un mouvement de sensibilisation et de lutte contre la culture du viol à Madagascar, lancé officiellement en janvier 2021, apporte également ses contributions dans cette lutte.
Recueillis par Fahranarison




