Racket présumé à l’aéroport d’Ivato: la gendarmerie ouvre une enquête

Après une publication sur Facebook, alléguant une extorsion de fonds qui aurait été perpétrée par deux gendarmes, la semaine passée à l’aéroport d’Ivato, la gendarmerie a ouvert une enquête afin de mettre la lumière sur l’affaire.

La victime s’est plainte d’avoir dû payer une forte somme d’argent à deux gendarmes avant son départ vers Dubaï. Selon ses dires, alors qu’elle avait déjà passé tous les contrôles, deux gendarmes s’étaient approchées d’elle dans la salle d’embarquement et lui ont demandé de les suivre sans explications.
Les deux militaires l’auraient conduite en taxi puis ont avancé que leur destination a été interdite d’accès. Sans avoir donné d’autres explications, les deux gendarmes lui ont fait choisir entre un placement en cellule et une collaboration. La femme aurait ensuite payé 19 millions pour être relâchée et a indiqué avoir des preuves de ce qu’elle avance.

Les images scrutées à la loupe
Pour en avoir le cœur net, la gendarmerie a ouvert une enquête au niveau de tous les responsables de l’aéroport d’Ivato.
D’après la gendarmerie, les personnes interrogées ont indiqué qu’au moment où un passager passe les trois instances de contrôle, il ne pourra plus faire l’objet d’aucun autre contrôle, sauf pour motif important et avec une autorisation de la Paf.
Par ailleurs, la Paf se charge du contrôle des personnes en déplacement à l’étranger pour motif de travail. Si le concerné avait déjà passé ce contrôle, il est certain qu’il n’a commis aucune infraction.
Entre autres, au moment où une personne arrive déjà à la zone d’embarquement, si elle est amenée à revenir, elle doit passer un contrôle strict au niveau du SSM.
Durant les investigations, les forces de l’ordre ont passé au crible les images enregistrées par les caméras de surveillance dans l’ensemble de l’aéroport, mais n’ont pas aperçu deux gendarmes conduisant une passagère.
Pour la gendarmerie, il est impossible qu’un passager détienne une telle somme d’argent en liquide alors qu’il a déjà passé le contrôle d’embarquement.
Quoi qu’il en soit, la gendarmerie invite la supposée victime à porter plainte auprès des enquêteurs avec preuves à l’appui pour que lumière soit faite sur cette affaire.

ATs.

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