Chaque année le 17 octobre, lors de la Journée mondiale du refus de la misère, l’ONG ATD Quart Monde organise un programme spécial pour présenter au grand public son bilan et ses prochaines activités.
Le rendez-vous à Madagascar a été donné à Andramiarana Antehiroka. «La culture, particulièrement la littérature, apporte une valeur importante au développement des personnes en situation difficile», relate Philippe Garrouste de l’ATD Quart Monde.
L’ONG ATD Quart Monde qui existe déjà dans une trentaine de pays, s’installe à Madagascar depuis 1989. Elle collabore avec plus de 300 foyers qui vivent dans les quartiers d’Antohomadinika et d’Andramiarana. Elle propose plusieurs activités à toutes les générations, mais dont la base reste la lecture.
«Notre objectif est d’entretenir la bibliothèque à Antohomadinika, qui est le pivot culturel du quartier. Puis à Andramiarana, nous avons la bibliothèque de rue, fréquentée par les enfants et les jeunes», ajoute-t-il.
Aides aux personnes
défavorisées
Selon les témoignages des bénéficiaires, le coup de pouce de l’ONG a permis à plusieurs d’entre eux d’améliorer leur vie notamment en cette période difficile. Pour les enfants, elle démontre que lire n’est pas forcément une chose ennuyeuse et difficile, mais peut même divertir et les emmener en voyage. Pour les jeunes, la lecture permet d’acquérir davantage de connaissances, et certains livres donnent même des conseils sur le développement personnel. Et enfin, les adultes en profitent aussi, surtout ceux qui ne maîtrisent pas la lecture.
«Une fois qu’ils ont une connexion avec la culture, dont la littérature, la curiosité et
l’apprentissage viennent petit à petit. Et le développement se met en place», relate l’un des adultes qui ont témoigné durant l’événement. «La misère favorise le non-respect des droits de l’Homme. Une fois qu’il s’en sort, l’exclusion est moins importante», relate-t-il.
Par ailleurs, l’ONG ATD Quart Monde ajoute quelques coachings sur d’autres secteurs, surtout pour les adultes, comme dans l’action MMM ou Miasa mianatra miaraka qui signifie travailler et apprendre ensemble. Une quinzaine de femmes bénéficient de cette action qui consiste à leur donner une formation professionnelle et une formation en développement personnel pour qu’elles puissent acquérir l’autonomisation.
Holy Danielle




