La route est encore longue avant qu’une personne handicapée (PH) en l’occurrence les femmes, puisse bénéficier de services de santé, notamment d’un droit à la santé sexuelle.
«Avant même de pouvoir enfanter, certaines d’entre elles sont déjà victimes de toutes sortes de Violences gynécologiques et obstétricales (VGO), à l’exemple de la ligature forcée, car leurs familles et entourages jugent toujours qu’elles n’ont pas le droit d’avoir un enfant », a indiqué hier la chargée de Recherches et de Formations de « Women break the silence (WBTS) », Lolonirina Nivoseheno Jessica Stéphanie. Ce mouvement lutte contre les violences faites aux femmes à Madagascar.
Lolonirina Nivoseheno Jessica Stéphanie a évoqué que parfois après un viol, ces femmes se sont retrouvées enceintes, suivi d’un avortement forcé. De témoigner également que lorsqu’une femme handicapée tombe enceinte et joint un centre de santé pour un suivi médical, des agents de la santé osent faire des remarques déplacées sur son état.
« Comme toutes les autres femmes, elles ont aussi quand même le droit de disposer totalement de leurs corps », a souligné la chargée de Recherches et formations de WBTS. De poursuivre que la vie sexuelle des personnes handicapées devrait être normalisée à travers une formation spécifique. D’autant plus que la majorité d’entre elles n’ont pas bénéficié d’une véritable éducation.
Les femmes handicapées rencontrent des difficultés, que ce soit avant, pendant ou après leur grossesse.
Droit à la santé sexuelle et reproductive
Face à ce contexte, l’association Médecins du monde (MDM) rappelle que la Santé sexuelle et reproductive (SSR) fait partie intégrante du droit de tout le monde, notamment des jeunes.
«La situation de la Santé sexuelle et reproductive à Madagascar reste préoccupante», a souligné la MDM. En 2020, elle a lancé une grande campagne de sensibilisation aux droits à la SSR des jeunes, en particulier de 10 à 24 ans. « Unissons-nous pour leur permettre de vivre une adolescence et une jeunesse épanouies et responsables, d’être acteurs de leur propre santé et ainsi d’accéder à une vie meilleure », a souligné le MDM.
Sera R.




