Présenté devant le Parquet du tribunal de première instance d’Anosy, le prétendu féticheur incriminé dans l’affaire de viol suivi de meurtre par décapitation de la jeune Nathalie à Faravohitra, en début de semaine, a été placé en détention préventive à la Maison de force de Tsiafahy.
La brigade criminelle a conduit le suspect au Parquet, hier, après deux jours de garde à vue. D’après les enquêteurs, il a avoué avoir des complices.
Vu les antécédents judiciaires de l’individu, les policiers ne se sont pas fiés à ses déclarations, mais ont essayé d’aller au bout des investigations pour connaître s’il y avait effectivement d’autres personnes mêlées à cette affaire.
Pour cela, ils ont interpellé deux femmes qui assuraient la surveillance du «Doany» d’Andranoro, un lieu sacré du culte ancestral situé à Antehiroka, indiqué par le suspect comme étant l’endroit où il a présenté la tête de sa victime comme offrande.
Les deux gardiennes des lieux se sont défendues en précisant qu’un «Doany» est un lieu sacré et que le sacrifice d’un être humain, et même son sang, y est strictement interdit. Selon elle, le féticheur a juste menti afin de porter atteinte à la religion traditionnelle.
Connu de la Justice…
Selon les informations, l’individu est réputé être un féticheur à Faravohitra et ses environs. Selon les témoignages, il ne cache pas ses pratiques occultes, pour ne citer que le port d’amulettes, des bruits en pleine nuit, des comportements étranges dans sa maison ou des menaces au couteau. Cela a longtemps dérangé le voisinage, mais les gens n’ont pas osé le dénoncer par peur de se faire ensorceler.
Il y avait un temps où les forces de sécurité avaient arrêté l’individu à cause de ses comportements. Toutefois, il a été relâché après une crise spectaculaire durant sa garde à vue.
ATs.




