Après avoir dénoncé le retour des vielles pratiques de gestion des marchés dans la Capitale, la conseillère municipale, Lalatiana Ravololomanana, a décidé de porter plainte auprès du Conseil d’Etat, contre la Commune urbaine d’Antananarivo.
Un véritable retour en arrière. Depuis le 25 mars, les marchands de la Capitale n’utilisent plus des cartes numériques, pour payer leurs taxes communales. En fait, la Commune urbaine d’Antananarivo a recours aux anciennes pratiques désuètes, en dépêchant dans différents marchés des personnes, pour récolter directement les taxes, par le biais de tickets papiers.
« Les taxes sur les marchés sont maintenant prélevées à la source, à partir des tickets », a fait savoir Lalatiana Ravololomanana, lors d’une rencontre avec la presse hier à Analakely. « Cette démarche marque un énorme retour en arrière qui freine la digitalisation dans la gestion des marchés à Antananarivo », a-t-elle déploré. Et cela va créer un environnement propice à la corruption.
Pour rappel, la carte numérique a été utilisée pour la première fois par la CUA en 2022, afin de réduire la circulation de l’argent physique, source de corruption. Cette initiative entre dans le cadre de la digitalisation des activités de la municipalité. Et autant dire que les efforts déployés ont porté leurs fruits jusqu’à ce que la Présidence de la délégation spéciale d’Antananarivo, en a décidé autrement. Alors que ce processus a été adopté sous forme de convention et approuvé par le Conseil municipal, pour assurer la bonne gouvernance et la transparence financière.
Elle porte plainte
Depuis quelques jours, les taxes sur les marchés, ne sont plus perçues par la SMGD. Mais, la conseillère municipale n’entend pas se laisser faire et décide de porter plainte contre la CUA. Une requête sera alors formulée bientôt devant le Conseil d’Etat, pour contester la note prise par la CUA, suspendant l’utilisation de la carte numérique.
« La note prise par la CUA n’annule en rien la décision déjà votée par les conseillers municipaux », a précisé Lalatiana Ravololomanana. Elle estime que le PDS d’Antananarivo devrait juste expédier les affaires courantes au sein de la commune, au lieu de prendre de telles dispositions. « Cela est stipulé dans la Constitution », a-t-elle souligné.
La CUA fait marche arrière et préfère prélever les taxes auprès des marchands en échange de tickets. Questionnée sur le sujet, une source proche du dossier a indiqué que suite au retour des anciennes pratiques, parfois les recettes ne sont pas versées à la commune.
T.N




