Entrepreneuriat durable : le “Progres” accompagne plus de 650.000 personnes 

Lancé officiellement mardi au Carlton Antananarivo, le “Programme de renforcement de l’entrepreneuriat durable et de soutien à l’insertion économique des jeunes ruraux (Progres)” d’une durée de huit ans et financé à hauteur de 120 millions de dollars dont 83,5 millions du Fonds international de développement agricole (Fida), profitera à 130.000 ménages ruraux pauvres, soit environ 650.000 personnes issues de 12 régions de la Grande île.

Le Gouvernement malgache et le Fida joignent leurs efforts pour créer des opportunités entrepreneuriales en faveur de jeunes ruraux et développer les chaînes de valeurs résilientes aux changements climatiques. Le Progres devrait permettre aux jeunes ruraux d’accéder à un emploi productif et décent à travers des filières porteuses sur les marchés et accessibles aux petits exploitants (riz, maïs, manioc, miel, arachide, oignon, haricot, pois du cap, petits ruminants, autres filières vivrières). Progres se focalisera également sur les filières pouvant améliorer la situation nutritionnelle, comme l’aviculture, le maraîchage, les légumineuses et la pisciculture.
12 régions seront priorisées dont six sont exposées à l’insécurité alimentaire (Androy, Atsimo-Andrefana, Anosy, Atsimo-Atsinanana, Vatovavy et Fitovinany), trois régions à l’ouest (Bongolava, Melaky et Menabe) et trois autres dans les hauts plateaux centraux (Ihorombe, Matsiatra Ambony et Amoron’i Mania).
A cette occasion, le ministre de l’Agriculture et de l’élevage, François Sergio Hajarison, a avancé que “les résultats attendus du programme Progres, devraient refléter des avancées tangibles sur les plans économiques et sociaux”.
Le Progres s’articule autour de trois axes ma­jeurs : le développement de l’entrepreneuriat rural des jeunes, la promotion des systèmes alimentaires résilients et inclusifs, en mettant l’accent sur des chaînes de valeurs stratégiques et le renforcement institutionnel.

Soutien particulier aux jeunes
“La création de 50.000 emplois contribuera à faire baisser le taux de chômage national tout en augmentant les revenus des ménages ruraux. Avec la formation de 75.000 jeunes, le produit intérieur brut agricole pourrait connaître une croissance de 3 à 4 points, comme c’est le cas en Afrique ayant misé sur l’entrepreneuriat agricole”, a soutenu le ministre Raha­jason.
Et le représentant et directeur Pays du Fida à Madagascar, aux Comores, à Maurice et aux Seychelles, Joseph Rostand Olinga Biwole, confirme cette déclaration. “La meilleure manière d’investir à Madagascar, c’est d’investir dans les populations jeunes. Et c’est pour ça qu’à ce niveau, les orientations non seulement du Fida très exactement celles du gouvernement Madagascar, pour faire de la jeunesse un point de concentration”, a-t-il déclaré.
Sur l’ensemble de 650.000 personnes bénéficiaires, 40% seront des femmes et 60% des jeunes (18 à 30 ans) avec une même représentation hommes/femmes. Au moins 50.000 emplois seront créés et 110.500 ménages amélioreront leur situation nutritionnelle. 75.000 jeunes seront formés pour créer des entreprises rurales, 1.842 hectares de superficies seront aménagés à travers les infrastructures hydrauliques, 10.000 jeunes et femmes auront un accès sécurisé à la terre, 40 km de routes seront construits ou améliorés, 68 installations de commercialisation, transformation et stockage seront construites ou réhabilitées.

Arh.

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