Préservation de la biodiversité: la Bad accorde une subvention de 9 millions de dollars

Le Fonds africain de développement (Fad), le guichet concessionnel de la Banque africaine de développement (Bad), vient d’accorder une subvention de 9,3 millions de dollars pour la réalisation du Projet de résilience climatique pour la préservation de la biodiversité des parcs nationaux (PRCPB) à Madagascar, selon le Conseil des ministres de mercredi.

«Un projet qui vise à renforcer la résilience des chaînes de valeurs agricoles des systèmes de protection agricole, de conservation et d’utilisation durable du capital naturel et des écosystèmes afin d’augmenter la résilience face aux changements climatiques», annonce la Bad sur son site.
Le PRCPB prévoit également le développement des capacités d’adaptation des communautés riveraines des parcs au changement climatique, l’aménagement et la réhabilitation de pistes d’accès pour assurer l’accès aux parcs en toutes saisons et les infrastructures de conservation durable ainsi que l’adduction en eau potable à travers des forages et des micros-barrages, sans ou­blier la construction d’écoles primaires publiques (EPP) ainsi que cinq Centres de santé de base (CSB) au profit des communautés locales. Il apportera aussi un appui à la sécurisation foncière des aires protégées concernées et des retombées économiques locales à travers les activités génératrices de revenus.
A noter que cette subvention provient du Guichet d’action climatique, un nouveau mécanisme du Fad, créé lors du 16e cycle de reconstitution de ses ressources afin d’aider à combler l’important déficit de financement climatique en Afrique.

Six parcs nationaux
La mise en œuvre du PRCPB sera assurée par le ministère de l’Environne­ment et du développement durable (Medd), en collaboration avec Madagascar National Parks (MNP). Sa zone d’intervention directe couvre trois parcs nationaux, à savoir Lokobe, Nosy Hara et Andringitra ainsi que ses périphéries. Il recouvre également les parcs nationaux de la Montagne d’Ambre, Anka­ra­fantsika et Anala­ma­zaotra Mantadia qui bé­néficieront du volet formation et renforcement de capacités des jeunes et des femmes.
«Les activités de conservation et de protection des aires protégées auront un impact positif en termes de réduction des émissions de carbone dans ses zones d’intervention et cela sera intégré dans une étude sur la mise en œuvre de mécanismes contractuels de paiement des services écosystémiques et le développement d’un marché carbone», souligne le Fad.

Sera R.

Partager sur: