La commune de Sakaraha a été secouée par un terrible événement la veille de la fête nationale. Le chef de la Zone Administrative et pédagogique (Zap) locale a été retrouvé mort à son domicile dans le quartier d’Ankilivalo, mercredi matin.
En fait, les villageois ont été intrigués par une odeur suffocante qui a persisté dans la localité depuis lundi. En voulant chercher à savoir d’où l’odeur émanait, le fokonolona a fini par découvrir l’endroit, près de la maison du fonctionnaire de 44 ans dont la porte était verrouillée à cadenas de l’extérieur.
La police, la gendarmerie et des responsables de la Direction régionale de l’éducation nationale (Dren) de la circonscription, se sont rendus sur place mercredi dans la matinée, et ont forcé la porte de la maison. Et ce fut ainsi qu’ils ont découvert le corps en décomposition du chef Zap allongé au sol dans le salon. L’examen du corps fait par le médecin a par la suite révélé que l’homme a été égorgé. A part cela, de multiples plaies profondes faites avec un objet tranchant au niveau du dos et de l’abdomen de la victime, ont été constatées. Ce qui, aux yeux de la police saisie de l’affaire, privilégie la thèse d’un règlement de compte. « Les premiers constats tendent à dire qu’il s’agit d’un meurtre prémédité, voire d’un règlement de compte (…) Les meurtriers n’ont rien volé dans la maison. Le scooter de la victime était resté sur place, de même que les objets de valeur », indique-t-on.
D’après les explications, la maison de la victime se trouve dans un endroit assez isolé. Personne n’avait remarqué des faits suspects dans la zone les jours qui ont précédé la découverte macabre. Le fonctionnaire était célibataire et vivait seul, sans enfant. La police essaie actuellement de retrouver la trace des auteurs du crime.
ATs.




