Le Camp Pénal d’Andonaka, dans le district d’Ambalavao (région Haute Matsiatra), a récolté 200 tonnes de manioc, issues des cultures menées par des détenus. 58 détenus se sont mobilisés sur une superficie de 130 hectares. Une réalisation qui démontre notamment que l’univers carcéral peut aussi devenir un lieu de production agricole.
Lors de la cérémonie de Santabokatra, en fin de semaine, la Secrétaire d’État chargée de l’Autosuffisance alimentaire, Tahian’Ny Avo Razanamahefa, a annoncé l’ambition d’étendre ces cultures au riz et aux haricots. Ce, compte tenu des vastes terres disponibles au niveau de ce camp pénal et de la motivation des participants.
« Désormais, Andonaka n’est plus seulement un centre de détention. C’est aussi un site de production. Demain, cette expérience sera une source de vie et de réinsertion pour les détenus, qui pourront réutiliser ces compétences une fois réinsérés au sein de la société », a-t-elle souligné.
La visite de la délégation conduite par la Secrétaire d’Etat a permis de constater d’autres besoins, notamment en matière de moyens de production. Pour y répondre, le Secrétariat d’Etat prévoit d’apporter un appui technique et de fournir des semences de qualité.
« Le projet ne se limite pas à la production, mais prévoit aussi un programme de formations diversifiées, par exemple sur la gestion financière ou la transformation des récoltes », a-t-elle promis. Ces activités s’inscrivent dans une stratégie globale visant à moderniser les filières agricoles et à valoriser la transformation des produits au sein des établissements pénitentiaires.
Ces activités sont le fruit du partenariat entre la Secrétariat d’Etat en charge de la Souveraineté alimentaire et le ministère de la Justice. Le projet est déjà en cours dans plusieurs autres régions, où des centres de détention s’organisent pour produire eux-mêmes les denrées nécessaires à leur autonomie alimentaire.
Arh.




