Une étape significative dans la promotion de la migration professionnelle vers le Canada vient d’être franchie. En effet, le ministère du Travail, de l’emploi et de la fonction publique (MTEFOP) et la Chambre de commerce et de coopération Canada-Madagascar (CanCham) ont signé un protocole d’accord visant à faciliter les échanges et à renforcer la collaboration institutionnelle entre les deux entités, hier lors d’une cérémonie qui s’est déroulée aux 67 Ha. Cet acte vise à promouvoir une migration sûre, régulière et bénéfique pour les travailleurs malgaches.
Chaque année, près de 950 Malgaches choisissent d’émigrer pour des raisons professionnelles vers le Canada. Ce flux migratoire a considérablement augmenté depuis l’ouverture de l’Ambassade de Madagascar à Ottawa en mai 1993. Les secteurs d’emploi englobent la santé, les transports, l’électronique et bien d’autres. L’accord signé hier est donc crucial pour assurer un environnement de travail adéquat et sécurisé pour ces immigrants tout en répondant aux besoins spécifiques du marché canadien.
La ministre Hanitra Fitiavana Razakaboana a souligné l’importance de cet accord. Selon elle, «le Canada a un besoin croissant de main-d’œuvre en raison du vieillissement de sa population et de la baisse de son taux de natalité. Elle a également mis en avant le potentiel des jeunes Malgaches, pleins d’énergie et de compétences, pour contribuer de manière significative à l’économie canadienne».
Le Protocole d’accord comprend des dispositions relatives au partage d’informations entre les ministères malgaches et CanCham, ainsi que des mécanismes pour améliorer le traitement des demandes de visa, actuellement trop long, et pour renforcer les compétences des travailleurs via des programmes de formation adaptés. Ce partenariat se base sur la volonté de valoriser le capital humain, un des piliers de la politique générale de l’Etat malgache.
Le numéro un du MTEFOP a précisé qu’entre 2020 et 2024, 1.491 contrats de travail pour des Malgaches souhaitant travailler au Canada avaient été validés par les Inspecteurs du Travail. Ce chiffre illustre non seulement l’intérêt croissant des entreprises canadiennes pour le savoir-faire malgache, notamment dans les secteurs de l’industrie manufacturière, du textile, de l’électromécanique et de la santé, mais aussi la nécessité d’organiser le processus migratoire de manière structurée.
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