Pour marquer la Journée africaine de lutte contre la corruption et son 25e anniversaire à Madagascar, Transparency International – Initiative Madagascar (TI-MG) a organisé à Anosy les 10 et 11 juillet la
« Malagasy Integrity Conference », avec comme objectif de renforcer l’intégrité et la transparence à Madagascar.
Au programme depuis hier, des panels, conférences et initiatives citoyennes, favorisant les échanges et la réflexion sur les défis liés à la corruption dans le pays, avec la participation des Institutions publiques, partenaires techniques et financiers, acteurs économiques, représentants de la société civile, jeunes et des citoyens engagés.
Parmi les thèmes débattus, la gouvernance des ressources naturelles, l’accès aux droits fondamentaux, à la santé, l’éducation, à la justice…l’intégrité électorale et la mobilisation citoyenne, les flux financiers illicites et le recouvrement des avoirs, ainsi que le rôle de l’art, de la culture et de la jeunesse dans la transformation sociale.
Hier pour commencer, «Madagascar face à la corruption : Nouvelle stratégie, vraie rupture ?», a été le thème de la première conférence animée par Lalaina Rakotoarisoa, directrice de la Stratégie au sein du Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI), Timoty Razarasoa Raharimanana, directeur de l’éducation et de la prévention au Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), ainsi que Harnelle Rakotobe, directrice exécutive de l’ONG Ivorary.
Puis la deuxième conférence est axée sur la gouvernance des ressources naturelles, sous le thème «Mines, terres, climat : qui décide ? Construire une gouvernance fondée sur la redevabilité». Et des experts ont pris part au débat comme Ketakandriana Rafitoson, vice-présidente de Transparency International, Marc Sergio Clerc, directeur exécutif d’EITI Madagascar, Fanevanirina Rantoarivony, directeur de l’observatoire du foncier au ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire, ainsi que l’économiste Serge Zafimahova. La troisième conférence a mis l’accent sur les droits fondamentaux, sous le thème «Ecole, santé, justice : stop à la corruption, place aux droits !», avec comme intervenants, Faratiana Esoavelomandroso, enseignante à la Faculté de droit et des sciences politiques de l’Université d’Antananarivo, Boto Lamina Tsara Dia, président du Conseil d’Administration de Malina et magistrat, ainsi que Harijaona Andriamoraniaina, directeur exécutif de MSIS-TATAO.
Ce jour, les débats vont se poursuivre. A l’agenda, les flux financiers illicites et le pouvoir de l’art et de la culture dans la lutte contre la corruption. Le ministère de la Décentralisation et de l’aménagement du territoire (MDAT), via sa Cellule de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption (CBGLCC), participe activement à la Malagasy Integrity Conference. Elle tient un stand d’exposition, afin de présenter ses missions, les résultats obtenus, ainsi que les actions concrètes menées, notamment dans le secteur foncier.
F.M




