Au jardin d’Antaninarenina, dans le cadre de la 3e édition du festival Hosotra jusqu’au 25 juillet, des artistes peintres, n’hésitent pas à aborder les passants, pour leur tirer le portrait. Parmi eux, le dessinateur et peintre, Iavo Randriamalala.
Le jardin d’Antaninarenina est devenu le haut lieu de la peinture malgache. Des peintres y exposent leurs œuvres et en même temps d’autres réalisent des portraits de rue, à l’exemple de Iavo Randriamalala.
« Je viens à Antaninarenina, à la recherche de quelqu’un personne qui puisse m’inspirer. Ensuite, je l’aborde en lui demandant si l’inconnu(e) accepte qu’on lui tire son portrait, en quelques minutes », explique-t-il.
Avec cette approche, il arrive à faire le portrait de différents types de personnes. D’autres artistes issus de diverses associations d’artistes comme APMKART sont aussi présents… En effet, avoir du talent n’est pas suffisant pour devenir un bon artiste. S’entrainer, apprendre les techniques de bases, permettent aussi d’améliorer son art… Le but est ainsi de s’exercer afin d’acquérir davantage d’expériences.
« Mais chaque créativité artistique a sa valeur et un prix. Nous leur demandons de contribuer selon leurs moyens », ajoute-t-il. Ainsi, Iavo Randriamalala qui est un artiste indépendant annonce qu’ avec cette approche, il arrive à « vivre » de son art.
« Je réalise aussi des dessins sur commandes. Et comme tous les marchés, les commandes affluent durant la période de fêtes comme Noël, des mères ou de pères… », explique-t-il. Le client lui apporte une photo en version papier ou lui envoie sur sa page Facebook.
« Il est vrai que la vie d’un artiste est assez précaire surtout en cette période difficile, mais nous essayons de nous adapter en se conformant à la situation financière de tous. Je participe à des expositions, mais ceci ne se tient régulièrement qu’à un moment précis de l’année », conclut-il.
Holy Danielle




