Redressement de la Jirama: Andry Rajoelina tend la main aux employés

Le président Andry Rajoelina tend la main aux salariés de la Jirama. En marge de l’inauguration d’un parc solaire d’un mégawatt à Sainte-Marie, hier, le chef de l’Etat a annoncé la tenue d’une rencontre prochainement avec les employés et les syndicats de la compagnie nationale d’eau et d’électricité. Objectif : écouter leurs doléances et désamorcer une crise sociale qui couve depuis plusieurs jours.

«Nous allons recevoir les employés et les syndicats de la Jirama, pour entendre leurs préoccupations », a déclaré le chef de l’Etat. Il prône le dialogue pour identifier les dysfonctionnements internes et ouvrir la voie à des solutions durables. « Si vous avez des doutes ou des inquiétudes, je suis prêt à vous écouter et à vous expliquer la voie à suivre », a-t-il ajouté.

Andry Rajoelina appelle également à l’unité pour la relance de l’entreprise. Il encourage les agents motivés par l’amélioration des services, à se joindre aux efforts de redressement. « Ceux qui veulent s’engager pour redresser la Jirama, marchons ensemble », a-t-il lancé.

Le président met toutefois en garde contre les interférences extérieures. Il déplore certaines attitudes qu’il juge contraires à l’intérêt général. « Certains se laissent berner et manipuler. Ce ne sont pas nos alliés. Nous n’accepterons pas de telles interférences, pour nuire à nos efforts actuels », a-t-il averti.
Calmer les tensions
Cette annonce intervient dans un contexte tendu. Mercredi, les employés de la Jirama ont déclenché une grève générale, pour manifester leur rejet du nouveau statut de l’entreprise. Les syndicats craignent que ce changement porte atteinte aux droits du personnel et à la qualité des services pour les usagers.
Face à ce bras de fer, le ministre de l’Energie et des hydrocarbures, Olivier Jean-Baptiste, a décrété, dans un communiqué en date du 8 juillet, la réquisition générale du personnel du secteur. Cette décision intervient en réponse à un mouvement de grève qu’il qualifie de « menace à l’ordre public et à la paix sociale ». Le ministre rappelle que la fourniture d’eau et d’électricité constitue un « service public essentiel », dont l’interruption est inadmissible.
Un premier échange avec le ministre a toutefois permis d’apaiser la situation. Les employés ont repris le travail dès jeudi, dans l’attente de la rencontre annoncée par le président de la République. En se posant en médiateur dans ce dialogue annoncé, Andry Rajoelina cherche à calmer les tensions et à repositionner la Jirama sur une trajectoire de redressement.

Arh.

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