Drame d’Ambohimalaza: Jessica, la 33e victime

Et de 33 ! Deux semaines après la mort de la 32e victime du drame d’Ambohimalaza, une autre a perdu la vie, hier après-midi, sagissant de la dénommée Jessica, amie de la jubilée Fenohasina et de la 30e victime, Nombana. Elle était parmi les deux derniers patients pris en charge au Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona.

Le drame d’Ambohima­laza d’il y a deux mois moins une semaine, continue de faire des victimes. La dénommée Jessica, habitant à Ikianja Ambohi­man­gakely, a succombé sur son lit d’hôpital, hier après-midi. D’après sa famille, elle est déjà sortie de l’hôpital, mais a dû y retourner à cause d’une rechute. Un jeune homme et elle étaient les derniers patients pris en charge au CHU JRA des suites de l’empoisonnement lors de l’anniversaire noir dans la nuit du 14 au 15 juin.
Agée de 17 ans, Jessica est, officiellement, la 33e victime de ce drame. Elle était amie avec Nombana, la fille qui aurait dû passer son bac cette année mais a perdu la vie le 17 juillet, et Feno­hasina qui a célébré l’anniversaire noir. En fait, Jessica avait déjà quitté l’hôpital le 19 juillet, pour ensuite y revenir deux jours après, suite à une rechute. Le 5 août dernier, elle a été admise au service de réanimation thoracique du CHU JRA, là où elle a rendu son dernier souffle, hier à 14 heures précisément.
Suite à la disparition de Jessica, la mère de Nombana a partagé un message vibrant sur les réseaux sociaux : « Reposez en paix, vous deux. Je ne peux pas le supporter, mes chères, car vous étiez meilleurs amies ». Pendant ce temps, Feno­hasina attend son procès à la maison carcérale pour femmes à Manjakandriana depuis le 30 juillet.
Les familles endeuillées tout autant que les observateurs, attendent avec impatience l’audience publique annoncée par les autorités au terme des investigations. Cinq femmes, à savoir Fenohasina et sa mère, la présumé devine, la femme d’un footballeur et la présumée auteure de l’empoisonnement, sont placées sous mandat de dépôt dans des quartiers séparés des prisons pour femmes. Cinq autres suspects ont été placés sous contrôle judiciaire, mais le nombre de personnes jugées dans cette affaire est passible de changements au fur et à mesure des investigations.

LR

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