Tsiafahy: une jeune femme violée puis tuée

Découverte, hier matin à Ambohimiadana nord, commune rurale de Tsiafahy, district d’Antananarivo Atsimondrano, du cadavre d’une femme. Les premiers constats attestent que la victime a été violée puis tuée, et son corps dévêtu a été abandonné par son ou ses agresseurs dans un bosquet.

D’après les informations reçues, la victime avait dans les 20-22 ans, et a été perdue de vue depuis samedi. Elle était sortie de chez elle à Ava­rabohitra ce jour-là, pour aller se promener avec un ami. Hier, vers 8h30, des villageois passant à Am­bohimiadana nord ont retrouvé sur leur chemin le corps sans vie de la vingtenaire, et ont aussitôt alerté les autorités locales.
La gendarmerie et un médecin légiste du centre de santé local se sont rendus sur place pour les constatations d’usage. Eu égard aux nombreuses lésions sur son corps, en particulier au niveau de sa partie génitale, tout porte à croire qu’elle avait été agressée sexuellement, avant d’être tuée.
Au village, des témoignages avancent, précédant sa disparition samedi, qu’elle était accompagnée d’un détenu de la Maison de force de Tsiafahy alors en dehors de l’établissement. Les mê­mes témoins indiquent avoir aperçu le détenu rejoindre son lieu de détention, sans que personne ne l’ait accompagné.
De son côté, l’administration pénitentiaire a formellement démenti ces allégations, en signifiant que le détenu en question n’avait pas obtenu l’autorisation d’exercer une quelconque activité en dehors de l’établissement et, qui plus est, l’homme incriminé se trouvait dans l’enceinte de l’établissement au moment des faits.
Dans tous les cas, une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances exactes de la mort de la victime et de retrouver les personnes qui sont derrière son meurtre. Les villageois d’Avarabohitra et d’Ambo­hi­miadana nord réclament à ce que la vérité apparaissent dans cette affaire.
De nombreux cas de découvertes macabres ont été notifiés en plusieurs endroits du pays ces derniers temps. Il en est ainsi, à titre d’exemples, du récent décès d’une fille de joie, retrouvée morte poignardée à Ankadimbahoaka, du corps sans vie d’un homme dans le Marais Masay, le corps décapité d’un adolescent de 12 ans à Betroka, au bord de la RN13. Et pas plus tard qu’avant-hier dans l’après-midi, deux membres supérieurs et le membre inférieur droit appartenant probablement à une femme, ont été découverts éparpillés près d’une route à Andra­nomiadiloha Vohibato, de la région Matsiatra Ambony.

ATs.

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