Ambohitrimanjaka: les malfrats assomment la femme et tuent le mari

Les malfrats assomment la femme et tuent le mari
Une famille demeurant à Antsahafohy Ambohitrimanjaka, a reçu la visite d’une bande de cambrioleurs dans la nuit d’avant-hier. Ayant essuyé plusieurs coups, le chef de famille a perdu sa vie.

Les malfrats ont régné en maîtres pendant plusieurs minutes dans une maison à deux étages où habitait une petite famille à Antsahafohy Ambohitrimanjaka, depuis avant-hier peu avant minuit jusqu’à hier vers 1h du matin. Ils auraient utilisé des clés passe-partout pour ouvrir la porte principale sans la cacher, alors que c’était une porte métallique dont la partie supérieure était composée de grilles de protection et de vitres.
Une fois à l’intérieur, ils ont ligoté la patronne des lieux et l’a endormie à l’aide d’une substance inconnue. Pendant ce temps, le père de famille a essayé de résister tout en essuyant la brutalité de ses agresseurs. Avant de perdre conscience, la mère de famille a attendu les assaillants réclamer les économies tout en proférant des menaces à l’endroit de son époux.

Traumatisée
Quand la femme a repris connaissance, elle était à moitié nue, son mari gisait au lit grièvement blessé, un bâton probablement l’arme du crime était au sol et la maison était en désordre total. Elle a fait de son mieux pour se libérer puis s’est efforcée de sortir pour réveiller ses frères et sœurs habitant aux alentours, vers 1h du matin.
Ces derniers, même en entendant des bruits suspects et les aboiements de leurs chiens vers minuit, n’ont rien vu en sortant puisqu’il faisait sombre dehors et ils ne se doutaient alors de rien. Une fois alerté, le voisinage s’est lancé à la poursuite des malfrats, lesquels ont jeté sur la route (une diguette) des effets vestimentaires et l’ordinateur qu’ils venaient de dérober.
La mère de famille a été visiblement traumatisée et n’était pas encore en mesure d’évaluer les préjudices causés par cet acte de banditisme. Pourtant à première vue, ses proches ont constaté la disparition de divers équipements domestiques, effets vestimentaires, le cellulaire du chef de famille et une somme d’argent cachée au plafond. Les assaillants n’ont pas trouvé le téléphone de la dame caché sous le lit.
Vers 1h30, les victimes du cambriolage ont alerté le poste avancé d’Ambohi­trimanjaka. Cependant, les malfrats ont pris une longueur d’avance sur les gendarmes à cause de l’appel tardif. Elles ont entretemps conduit le père de famille au centre de santé local, puis au centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona, mais c’était déjà trop tard.

Cas rare
Le concerné, âgé de 46 ans, a rendu l’âme, une heure avant son arrivée à l’hôpital, laissant derrière lui une veuve et deux enfants âgés de 16 et 18 ans. A noter que la cadette de la maison, qui habitait avec ses parents, s’est rendue à Toamasina avant-hier soir. L’aîné, pour sa part, étudie à Vontovorona et y habite, mais il est rentré immédiatement chez ses parents en recevant la mauvaise nouvelle.
D’après une source sécuritaire, Ambohi­tri­manjaka était relativement calme ces derniers temps grâce à l’application du « tagnamaron’ny fandriampahalemana » (solidarité pour la sécurité). Les vols avec effraction et autres vols simples s’y produisent, mais un tel vol suivi de meurtre était rare. Cependant, les proches de la victime de ce cambriolage meurtrier ont indiqué que cette famille a subi des vols à trois reprises ces quinze dernières années.
La première fois vers 2010, quand le couple habitait encore dans une maison modeste, un vol avec effraction s’est produit, durant lequel quelques objets ont été dérobés sans que les malfrats n’aient recouru à la violence. La seconde durant la pandémie de coronavirus au moment où la petite famille effectuait les travaux de finition de la réhabilitation de sa maison, désormais à deux étages. Les voleurs se sont emparés des équipements de travail sans recourir non plus à la violence. Et avant-hier, ils ont ôté la vie au chef de famille.

LR

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