La capitale tananarivienne s’anime aux couleurs de la 11e édition de Labdihy, un laboratoire chorégraphique qui célèbre l’expérimentation et les échanges artistiques entre danseurs confirmés et talents émergents.
Parmi les temps forts de cette édition, l’installation onirique « Tezambita Velona », fruit d’une collaboration entre Ariry Andriamoratsiresy alias Maromaitso, designer et Njaka Hanitriniony Randrianarisoa alias Hanitriniombalahim-baviantitra, artiste plasticien, égaye l’Institut de civilisation/Musée d’art et d’archéologie (Icmaa) à Isoraka.
Accessible sous forme de six tableaux, l’installation fusionne couture, art de la parure et danse contemporaine, tout en mettant en lumière une palette de couleurs symboliques comme le vert, rouge, bleu, jaune, blanc et violet. Un véritable cycle d’énergie visuelle qui invite à la contemplation et à l’introspection.
« Teza est un mémorial emblématique propre à chaque région de Madagascar. C’est quelque chose qui date, comme un souvenir lié à une personne ou à une histoire. C’est souvent un acte de mémoire, accompli par les descendants et les proches, pour se remémorer un être cher et un événement marquant », selon Hanitriniombalahim-baviantitra.
L’installation restera exposée pendant un mois à l’Icmaa. L’idée étant de toucher les amoureux de l’art et notamment les étudiants en anthropologie et archéologie. « Ce sera l’occasion de partager la dimension expérimentale et méthodologique de la création artistique contemporaine. Une tournée régionale est également envisagée pour prolonger la dynamique du Labdihy sur la scène nationale », a ajouté Maromaitso.
Avec une programmation foisonnante, cette 11e édition de Labdihy rassemble près de 70 participants issus d’Antananarivo, Antsirabe, Moramanga et de l’île sœur Maurice.
Joachin Michaël




