Ankazotoho Anosizato: Fusillade meurtrière entre bandits et gendarmes

Réveil en sursaut pour les uns, terreur pour les autres dans la nuit d’avant-hier. Les habitants de la commune rurale d’Anosizato Andrefana, et particulièrement ceux du fokontany d’Ankazotoho, ont craint le pire. Ils ont eu peur d’une attaque à main armée synonyme de probable mort d’homme. Mais c’était plus de peur que de mal.
Les coups de feu ont retenti sur place pendant plusieurs minutes. Les angoisses se sont fait sentir en voyant les publications sur les réseaux sociaux. Et finalement, un facebooker a annoncé qu’il n’y avait plus rien à craindre car la situation était maîtrisée. Le concerné, c’était un élément du poste fixe de gendarmerie d’Anosizato. Il a fallu attendre hier matin pour savoir réellement ce qui s’est passé.
Ainsi d’après les explications, sept hommes aux comportements suspects, ont rodé à Ankazotoho depuis le début de soirée. Grâce à la méthode « Tagnama­ron’ny Fandriampahalemana », les riverains ont vite alerté la gendarmerie, vers 20h. Ainsi le chef de poste en personne, a con­duit ses hommes pour vérifier sur place la véracité de l’information.
Les gendarmes sont tombés nez à nez avec les inconnus quelques minutes après le signalement, lesquels ont pris leurs jambes à leur cou. Malgré les sommations verbales à répétitions, les sept hommes ont continué sur leur lancée pour s’éva­porer. Ils ont même sorti leurs armes pour couvrir leur fuite.

Retrouvé mort après cinq jours de cavale
La fusillade a alors été inévitable, se soldant par la mort de quatre suspects. Les trois autres ont réussi à s’évaporer. Les gendarmes ont retrouvé sur les corps du quartet, deux pistolets de fabrication artisanale, deux balles, une machette et un bâton. Les recherches des fugitifs se poursuivent.
Toujours mercredi, mais cette fois-ci à Toamasina, une rare découverte macabre a eu lieu à Mahasoa Tananambo, du district de Toamasina II, à 35 km de la ville de Toamasina. Dans une cabane, la police a retrouvé le corps sans vie d’un homme grièvement blessé, qu’elle a déposé à la morgue pour ensuite poursuivre les investigations.
En réalité, cet homme faisait partie d’une bande de malfaiteurs ayant écumé Ambalakisoa et ses environs. Ainsi lors d’une opération policière, le 22 août au petit matin à Ambalakisoa, le concerné a été grièvement blessé par balles, mais il a quand même réussi à s’enfuir. Depuis, la police l’a perdu de vue malgré le ratissage de la zone.
Cinq jours plus tard, le 27 août, la police a reçu des renseignements selon lesquels, un homme aux comportements suspects se cachait dans une cabane, à Mahasoa. Les enquêteurs se sont rendus sur place pour vérifier les faits, mais ils n’ont retrouvé que le corps déjà inanimé du fugitif de vendredi matin.

LR

Partager sur: