Saut mortel en parachute à Arivonimamo: mise en place d’une commission d’enquête mixte

Les trois victimes de l’accident mortel lors du 4e saut de brevet sur la base aérienne d’Arivonimamo, mercredi matin, ont reçu toutes les honneurs qui leur reviennent de droit. Les blessés pour leur part, poursuivent leurs soins à l’hôpital.

Cette tragédie a tellement défrayé la chronique que le ministre des For­ces armées (MFA), le général Lala Monja Delphin Sahivelo a dû apporter plus d’explications, hier, à son bureau à Ampahibe. C’était lors de la première visite du nouveau commandant supérieur des Forces armées françaises de la Zone Sud de l’océan Indien (FAZSOI), le général de division Jean de Monicault, après sa prise de fonction, le 1er août.
Ainsi selon le MFA, une commission d’enquête mixte est à mettre en place « pour faire la lumière sur cet événement et améliorer la sécurité des participants aux futures sessions de formation en parachutisme ». Cette commission verra la participation des éléments des FAZSOI et des forces armées malgaches. Il a particuliè­rement insisté sur la nature
de ce saut : « Il ne s’agissait pas d’un entraînement mais d’un saut de brevet ».
Selon ses dires, toutes les conditions étaient réunies pour la réalisation de ce quatrième saut de brevet, dans la matinée de mercredi, que ce soit météorologique, maté­rielle, sanitaire des participants ou autres. Tout s’est passé comme prévu, avant l’apparition soudaine de rafales de vent au moment de l’atterrissage. Ceci étant, toute récupération politique d’un tel drame est inacceptable. « Je vous invite tous à respecter les valeurs culturelles malgaches, notamment le respect des morts, d’autant que ces trois officiers de l’Armée et de la Gendarmerie, ont perdu la vie pour la patrie », a-t-il lancé.

Elan de solidarité
Pour le général de division Jean de Monicault, cette structure vise à « comprendre comment un tel incident a pu se produire, en toute transparence, de façon rapide et conjointe ». Cette commission tâchera d’ailleurs de trouver les solutions « pour qu’une telle situation ne se reproduise plus ». A noter qu’une veillée funèbre s’est tenue depuis mercredi au 1er Batail­lon Parachutistes Ivato, en hommage au commandant de l’Armée et aux deux lieutenants de la Gendarmerie na­tionale.
Un ultime hommage a eu lieu, hier après-midi sur place avant le rapatriement des trois corps à leur terre natale res­pective. Des responsables des Forces de défense et de sécurité (FDS) y sont venus réconforter les familles endeuillées. Parmi eux, le ministre des Forces armées, celui de la Sécurité publique, l’inspecteur général de Police Herilala Rakotoa­rimanana et le secrétaire général du ministère délégué en charge de la Gendarmerie, accompagné des responsables des Etats-majors et des associations des épouses des gendarmes, policiers et militaires. Les responsables des FDS ont profité de l’ultime hommage d’hier après-midi pour faire les trois hommes chevaliers de l’ordre national à titre posthume et les décerner la médaille de la gendarmerie nationale et le brevet parachutiste.
Le gouvernement par le biais de la ministre de la Com­munication et de la culture, Donna Volamiranty Mara, a sorti un communiqué, hier, pour manifester sa solidarité avec les familles endeuillées, la grande famille des Forces armées malgaches et la nation toute entière. « Le gouvernement s’incline avec respect de­vant la mémoire des disparus et exprime sa profonde solidarité aux familles endeuillées, ainsi qu’à l’ensemble de la nation », a-t-on communiqué.

LR

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