Ce soir, le stade au Moi International Stadium de Kasarani à Nairobi (Kenya), sera le théâtre d’une finale de légende du Chan entre les Barea de Madagascar et les Lions de l’Atlas du Maroc. « On n’est pas là par hasard », selon Rôro, avec l’envie manifeste de marquer l’histoire.
La détermination de Rôrô d’emmener les Barea de Madagascar vers le sacre, est palpable, lors de la conférence de presse d’avant-match hier. Le sélectionneur national affiche son optimisme tout en restant réaliste, après avoir planté le décor de cette finale inattendue du Chan 2024. Les Barea avec leur statut d’outsiders complètement assumés, se préparent à croiser le fer avec un géant du football africain et mondial.
« On a bien préparé, surtout le mental », a souligné Romuald Rakotondrabe dit Roro, conscient de l’ampleur du défi. Face au Maroc, « un grand pays de football africain, même mondial », le technicien malgache insiste sur l’importance de la confiance en soi. «C’est une finale, ce n’est pas donné à tout le monde. La finale ne se joue pas, il faut aller la chercher», a-t-il lancé, comme un cri de ralliement.
Pour lui, cette qualification, que personne n’osait imaginer au départ, est « le fruit du travail collectif». «Dans le football, il n’y a pas de miracle, pas de secret. Le secret, c’est le travail», a-t-il ajouté, soulignant les efforts physiques et tactiques consentis à Madagascar comme durant le Chan.
Mais la route vers cette finale n’a pas été sans embûches. Les Barea arrivent diminués, avec trois joueurs majeurs absents. Andy, blessé dès le début du quart de finale contre le Soudan, Fenohasina, exclu après un carton rouge en demi-finale et le latéral Rado, également suspendu pour accumulation de cartons jaunes.
«C’est vraiment difficile», a reconnu Roro, sans pour autant céder au pessimisme. «Nous avons des joueurs qui peuvent les remplacer», a-t-il assuré, mettant en avant la profondeur de son effectif.
Face à un Maroc qu’il qualifie de «favori» et de «football européen», Roro mise sur l’union, l’abnégation et le courage pour tenir tête aux Lions de l’Atlas.
«Si on est là maintenant, ce n’est pas par hasard, ce n’est pas un grand saut, mais étape par étape», a-t-il rappelé, fier du parcours de son équipe. La clé pour cette finale : « Essayer de tenir le plus longtemps possible et répondre tactiquement et techniquement », a-t-il expliqué, déterminé à déjouer les pronostics.
Rôrô a confiance en ses joueurs et du respect pour l’adversaire. Il envoie un message clair. Les Barea ne sont pas là pour faire de la figuration. A Nairobi, Madagascar jouera avec le cœur et l’envie de marquer l’histoire.
Naisa




