Une majorité dans la continuité

La perspective d’un vide constitutionnel n’est plus à craindre. D’ici la fin de l’année, 18 nouveaux sénateurs dont deux tiers élus aux suffrages universels indirects et le tiers restant nommé par le président de la République, siègeront au Palais de Verre à Anosikely à raison de deux sénateurs par province.
Le processus des élections sénatoriales est en marche. Le Gouvernement accélère même la cadence en adoptant les textes réglementaires. Prochainement, les collèges électoraux seront convoqués. Et au niveau de la Ceni qui a proposé la date du 11 décembre, validée par la Haute cour constitutionnelle (HCC), les préparatifs sont déjà entamés. Plus aucun obstacle pour l’organisation des élections sénatoriales.
En un mot, le décor est en train d’être planté. Dans la sphère politique, notamment au sein de l’Irmar, ce sera l’occasion de conforter la majorité déjà acquise lors de la précédente législature. A ce sujet, vu le nombre de maires et conseillers municipaux ou communaux élus sous la bannière Irmar, sans parler les chefs de région et conseillers régionaux, la plateforme présidentielle sera bien placée, pour remporter la majorité des sièges au Sénat.
Pour dire que ces élections ne seront qu’une formalité pour le régime en place, mais essentielles, pas seulement à la démocratie, mais également à la stabilité institutionnelle ainsi qu’au respect des délais constitutionnels.
Déjà, la victoire écrasante de l’Irmar se profile déjà à l’horizon. Et l’opposition en panne de stratégie et de leadership ne doit pas se faire des illusions. D’ailleurs pour l’heure, contrairement aux prétendants issus du régime déjà dans les starting-blocks, qui commencent à se faire entendre, ceux de l’opposition semblent encore indécis. Ce sera une bataille perdue d’avance. Leurs chances de renverser la vapeur au Sénat sont nulles.

Rakoto

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