L’opposition n’arrive pas à rameuter la foule et l’inciter à descendre dans la rue. Elle pense que le moment est venu de demander des comptes aux dirigeants en faisant référence à une vague de révolte de la jeunesse au Népal, récemment. Et les frondeurs surfent maintenant sur cette arrestation éclair d’Alban R et Clémence R, deux conseillers municipaux d’Antananarivo.
Comme une trainée de poudre et comme il fallait s’y attendre, cette interpellation éclair défraye la chronique sur les réseaux sociaux. Chacun y va de son commentaire critique et virulent, à visée polémique et à la convenance de l’opposition friande de polémique qui n’hésite pas à envenimer la situation et tire à boulets rouges sur le régime.
Sur sa page Facebook, la sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy a souligné que la situation politique actuelle diffère de celle de 2016. Et c’est incomparable. A cette époque, aucun plan ou programme concret n’avait été mis en place par les autorités, alors qu’aujourd’hui, des projets et des initiatives clairs sont en cours, témoignant de la volonté de l’Etat de gérer les affaires publiques de manière organisée, selon elle, soulignant au passage sa détermination à superviser de près la mise en œuvre de ces programmes.
Concernant l’appel à descendre dans la rue et à manifester à Ambohijatovo, lancé par Alban Rakotoarisoa, ce 25 septembre, elle n’est pas allée par quatre chemins en déclarant que « Chacun est responsable de ses choix et devra en assumer les conséquences ».
Selon ses dires, la gestion actuelle n’a rien à voir avec ce qu’on a vécu, il y a 10 ans. Une façon pour elle d’insister sur le fait que la politique de l’Etat est désormais orientée vers une gestion sérieuse et structurée, tout en envoyant un message clair aux opposants qui veulent semer le chaos dans le pays.
Rakoto




