Tahina Razafindramalo, actionnaire du groupe eSanandro et eTech Consulting a apporté des éclaircissements, hier à Ivandry devant la presse, sur les récents événements survenus au sein du groupe, en l’occurrence la fermeture des entreprises qui le constituent. Selon ses dires, Beepeeoo (centre de contact), Mantasoa Lodge (hôtellerie) et eSanandro (marketplace en ligne) vont rouvrir leurs portes. Seules La Balançoire (cantine et lounge) et eVTC (solutions de mobilité et livraison) seront fermées après la saisie de stupéfiants sur place.
Selon cet ancien ministre du Développement numérique, des postes et des télécommunications, la fermeture des entreprises du groupe eSanandro et d’eTech Consulting depuis le weekend, a eu lieu dans le respect des procédures légales. En effet, lors des investigations menées par la gendarmerie, toutes ces entreprises gérées par Roland Ardile, ont fait l’objet d’une perquisition et donc, leur fermeture était une suite logique après la découverte d’une quantité de drogue dans l’une d’elle.
Cependant, Tahina Razafindramalo a clarifié les choses en indiquant que les drogues retrouvées étaient destinées à un usage personnel vu leur quantité. Malgré tout, il a condamné un tel trafic qu’il considère comme « totalement contraire à la loi et aux valeurs traditionnelles malgaches. » Aussi, a-t-il précisé, « les investigations des autorités ont révélé l’implication présumée d’Illias El Quadri dans le trafic de stupéfiants, ce qui a conduit à la mise sous scellés temporaire de certains établissements, dont La Balançoire. »
Un récidiviste
Sur ce point, cet actionnaire du groupe eSanandro qui n’y tient plus aucune fonction officielle, a précisé qu’Illias El Quadri n’a jamais tenu un quelconque poste au sein du groupe. Quant à Roland Ardile, l’autre suspect dans l’altercation du mois passé, il était le gérant du groupe et également fils de Pierre-Paul Ardile. Tahina Razafindramalo ne compte pas pour autant justifier l’acte du concerné, car « le Groupe condamne toute forme de violence et de dégradation de biens faites à autrui. »
Du reste et pas des moindres, Illias El Quadri avait déjà mailles à partir avec la Justice de son pays d’origine, pour affaire de consommation et pratique de drogue. Il a déjà fait de la prison chez lui pendant quelques années avant d’arriver à Madagascar. Cela dit, c’était un récidiviste en la matière dont les bêtises ne devraient pas mettre en jeu l’avenir des 400 collaborateurs d’eSanandro et celui des plus de 500 ingénieurs informatiques œuvrant chez eTech Consulting, le plus grand rassemblement de talents IT de la région océan Indien.
LR




