Crise silencieuse à l’Université: le Seces tire la sonnette l’alarme

Le Syndicat des enseignants-chercheurs et chercheurs-enseignants de l’enseignement supérieur (Seces) monte de nouveau au créneau. Dans un communiqué publié, à l’issue de son Conseil national en ligne organisé hier, le syndicat tire la sonnette d’alarme sur l’état défectueux du système universitaire, tout en formulant des recommandations et propositions de réformes structurelles.

Au bord de l’asphyxie. Le système universitaire l’est pour le Seces. Selon le syndicat, le constat est sans appel : manque criant d’enseignants-chercheurs, retard chronique de paiements, non-respect des textes en vigueur, infrastructures en déliquescence et retraites impayées.
«Le pays est à la croisée des chemins. Il est temps que chacun, du sommet de l’Etat au simple citoyen, respecte les lois encadrant l’enseignement supérieur», déclare le syndicat dans son communiqué.
Le Seces rappelle que les lois existantes, notamment la 2021-005 sur le statut des enseignants-chercheurs, restent inappliquées en raison de l’absence de décrets d’application. Mais au-delà des constats alarmants, le Seces propose une feuille de route audacieuse.

Les priorités

Dans ce cadre, le Seces réclame la transparence dans le processus de recrutement. A ce propos, une rigueur absolue est exigée dans la nomination des enseignants-chercheurs, sous le contrôle des branches régionales du Seces. De plus, le Seces appelle à l’adoption sans délai du projet de loi sur la gouvernance autonome des Universités et centres de recherche, considéré comme une solution durable à la crise.
Ledit syndicat sollicite également la nécessité de restaurer la dignité professionnelle via le paiement sans délai des heures complémentaires, vacations, re­traites, et indemnités en souffrance. Il exige également une prise en charge médicale décentralisée des enseignants et de leurs fa­milles.
Le Seces ne se contente pas d’émettre des revendications. Il plaide pour une véritable valorisation de la recherche scientifique, avec des financements suffisants, des Universités et Centres nationaux de recherche (CNR) bien équipés, sans oublier l’élaboration d’un annuaire numérique national des compétences scientifiques. Autre exigence, la restitution immédiate des terrains universitaires occupés illégalement.

Fahranarison

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