Pour les frondeurs, cette manifestation forcée et non autorisée constitue une fenêtre d’opportunité à l’émergence d’un soulèvement populaire susceptible de renverser le pouvoir en place. Ils sont même convaincus que cette fois, la population, ayant ras-le-bol de du délestage, est prête à péter un câble et à faire sauter les fusibles. Et que demandent les opposants en mal d’opposition depuis leur débâcle aux élections successives, ne souhaitant qu’une chose, la chute de ce régime.
Pas besoin de connaître le fond de leur pensée politique et leur plan machiavélique. Autorisé ou interdit, ce rassemblement devrait avoir lieu, quitte à provoquer un affrontement entre les forces de l’ordre et les manifestants, dans l’unique but de mettre le feu aux poudres. Pour eux, manifester rime avec violences et dérapages, peu importe le prix à payer et les conséquences sur l’économie et la vie de la population en général. C’est le dernier de leurs soucis. L’essentiel, c’est de faire en sorte que cette manifestation vire en échauffourées et aux chaos.
Mais cette idée de faire plonger le pays dans une crise politique sans issue n’enchante pas vraiment l’opinion publique, d’autant que les responsables ne ménagent pas leurs efforts pour trouver des solutions. La transition rapide vers les énergies renouvelables est déjà engagée, pour combler le Gap de production.
L’injection solaire dans le réseau est la seule solution pour mettre fin au délestage. Et l’Etat met les bouchés doubles pour y parvenir, même si cela tarde à se concrétiser. Mais l’opposition refuse de reconnaître les efforts du gouvernement tout en utilisant les réseaux sociaux pour manipuler l’opinion publique. Alors que cette dernière ne semble pas encline à la révolte qu’à la manifestation. Manifester contre le délestage et réclamer des solutions ne veulent pas forcément dire s’emparer du pouvoir et retour au désordre constitutionnel. Soulèvement impopulaire.
Rakoto




