Accès à Ambohijatovo: des manifestants encadrés par les Forces de l’ordre

Depuis Imerintsiatosika sur la RN1 hier, des manifestants dirigés par le maire Parisoa Andriambolarivo,et encadrés par les Forces de l’ordre, ont rejoint la place de la démocratie à pied, avant de revendiquer l’accès à la place du 13 mai, à Analakely. Mais les Forces ne l’entendent pas de cette oreille.

Après avoir marché plusieurs heures, des manifestant menés par le maire d’Ime­rintsia­tosika, ont débarqué à Am­bohijatovo, en fin d’après midi, sans incident. Ils ont exigé la libération du député d’Arivonimamo, Antoine Ra­jerison. Du coup, la RNI entre Fenoarivo et Imerin­tsiatosika a été bloquée complètement.
Et malgré le fait que cet élu a été libéré, les manifestants ont maintenu leur cap, d’autant que tout au long de cette marche pacifique, les Forces de l’ordre ont encadré le cortège pour éviter tout dérapage et débordement. Ce mouvement a rassemblé des habitants d’Imerintsia­tosika, Fenoarivo, étudiants de l’université d’Antanana­rivo, citoyens, artistes et influenceurs.

Mais, la situation a pris une autre tournure lorsque les manifestants ont tenté de poursuivre leur mouvement vers la place du 13 mai, déjà quadrillée par les Forces de l’ordre. Et dépit des avertissements lancés par les autorités, ils ont quand même mis le cap sur Analakely. Sauf qu’à la sortie du jardin botanique, les Forces de l’ordre les ont dispersés à coup de gaz lacrymogène.

Entre temps, deux journalistes ont été agressés par une équipe du Gsis, malgré l’intervention de la présidente de l’Ordre des journalistes de Madagascar qui a dénoncé de tels actes, tout en annonçant des mesures à venir. Peu après, un incendie suspect s’est déclaré dans le jardin botanique.
Dans d’autres endroits, la tension a été explosive à Antaninandro, suite à échec de négociation au début de l’après-midi. Les forces de l’ordre avaient demandé aux manifestants de choisir un autre lieu, mais pas la place d’Ambohijatovo.

Un peu plus tard, des conseillers municipaux, dont Alban Rakotoarisoa alias « Baba » et Clémence Raha­ri­nirina, se sont joints aux manifestants. Baba a supplié les forces de l’ordre de leur permettre de s’exprimer librement, mais en vain.

F.M

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