En tout et pour tout, le nouveau premier ministre, le Général de Division Fortunat Ruphin Zafisambo, dispose de six mois, pour accomplir sa mission, conformément aux attentes de la population et du président de la République. Un délai relativement court, mais largement suffisant pour savoir s’il est l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, capable de mener à bien avec ses ministres, les réformes et les refontes tant souhaitées.
Dans cette optique, le nouveau locataire de Mahazoarivo doit faire preuve de ses capacités car visiblement Andry Rajoelina attend beaucoup de lui. D’ailleurs, sans détour, le chef de l’Etat a fait savoir qu’une fois cette échéance dépassée, place à l’évaluation des performances et au bilan de compétences. Au cas où, le chef du gouvernement ne serait pas à la hauteur de l’enjeu et de la tâche qui lui est confiée, il sera remercié. Cela tombe sous le sens. Dans le contraire, il sera maintenu à son poste et poursuivra son mandat à la tête de l’Exécutif. Mais on n’en est pas encore là.
Dès son entrée en fonction dans un contexte de crise sociale, économique et politique tendue, le nouveau premier ministre, fait déjà face à plusieurs défis à relever. Il a du pain sur la planche et ne va pas chômer, pour atténuer le ras-le-bol de la population et des jeunes face au délestage et concrétiser les aspirations générales relatives aux réformes administratives ainsi qu’à la refonte du mode de gouvernance, adaptée aux défis actuels et en mesure d’impulser un changement des pratiques politiques.
Dorénavant, les actions du gouvernement devraient être guidées par la volonté du peuple et l’intérêt général. Il faut être à l’écoute des attentes et besoins de la population, tout en apportant des solutions réalistes, sans quoi il serait difficile de rétablir la confiance entre les citoyens et l’Etat. Les défis qui attendent le gouvernement Fortunat Ruphin Zafisambo, sont immenses.
Rakoto




