La conseillère municipale Lalatiana Ravololomanana a estimé, lors d’un point presse à Analakely, que la capitale ne doit pas devenir un terrain d’affrontements politiques. Malgré les tensions liées aux manifestations de la Génération Z, les conseillers municipaux ont poursuivi leur mission, notamment l’adoption du budget 2026, comme l’exige la loi.
« Nous avons agi dans l’intérêt de la ville : collecte des ordures, salaires, services de base », a-t-elle déclaré.
Dans le même ordre d’idée, elle de dénoncer les tentatives d’ingérence dans la gestion locale, notamment la destitution illégale de chefs de fokontany dans certains arrondissements et lance un appel aux autorités en place, « un appel au respect de la légalité », insiste-t-elle.
Concernant les rumeurs de nomination d’un PDS à la tête de la commune, la conseillère municipale estime que les autorités privilégient la réconciliation, et défend le droit à la diversité d’opinion :
« Ce n’est ni un crime ni une faute d’avoir collaboré avec l’ancien régime », souligne-t-elle, tout en insistant sur la nécessité de respecter l’Etat de droit, quelle que soit la couleur politique des élus. « Nous n’accepterons pas que la haine s’installe dans la ville », avance-t-elle.
Les conseillers municipaux déclarent être à l’écoute des citoyens et transmettre leurs préoccupations aux autorités compétentes. « Dans une démocratie, il y a des partisans et des opposants, mais la gestion de la ville doit rester neutre. »
« Antananarivo ne doit plus être une victime des jeux politiques. La stabilité passe par le respect des lois et une gouvernance responsable », conclut Lalatiana Ravololomanana.
N.A




