Au lendemain de sa nomination, le nouveau locataire du palais de Mahazoarivo, a pris ses premières décisions : des audits de gestion au sein des ministères et une interdiction de sortie du
territoire pour l’ensemble des hauts responsables de ces départements dans les trois mois à venir.
Le Premier ministre fraîchement nommé entend visiblement marquer le coup. Au deuxième jour de sa nomination en tant que Premier ministre, Herintsalama Rajaonarivelo s’est fendu d’une instruction s’adressant aux hauts responsables auprès de la Pri-mature et des ministères.
Ceux-ci seront d’abord tenus de préparer « l’inventaire exhaustif des matériels et mobiliers de bureau, matériels roulants, matériels bureautiques et informatiques ainsi que des dossiers en instance et en cours ».
Le nouveau chef du gouvernement annonce également des audits de gestion au sein des ministères, lesquels auront lieu « dans les trois mois au plus tard ». Et, pendant ce temps, aucun haut responsable « ne pourra sortir du territoire national, sauf autorisation dûment établie par la Primature ».
Un peu plus tard, après avoir assisté à l’ouverture de la session ordinaire à l’Assemblée nationale, Herintsalama Rajaonarivelo a expliqué que les responsables au sein des ministères disposaient ainsi d’un délai de trois mois pour restituer les équipements publics. Il a affirmé vouloir en finir avec les anciennes pratiques d’où sa décision de procéder à ces audits au niveau de chaque ministère.
En ce qui concerne la nomination des membres du gouvernement, le Premier ministre a fait savoir que des discussions avec le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina, sont en cours. « Dans tous les cas, la redevabilité sera au cœur de l’action gouvernementale. Chaque ministre devra présenter un rapport hebdomadaire sur les actions menées et celles qui restent à accomplir », a-t-il fait savoir.
Tolérance zéro
Encore un peu plus tard dans la journée, la Primature a de nouveau publié un communiqué, faisant écho à la précédente instruction. « Toute personne reconnue coupable de détournement de fonds publics ou de ressources nationales fera l’objet de poursuites conformément à la législation en vigueur », a-t-elle indiqué. En cas de preuves claires et tangibles, elle devra ainsi restituer les fonds ou bien détournés, indépendamment de sa localisation sur le territoire national ou à l’étranger. Cette décision entre, souligne le communiqué, dans le cadre politique de « tolérance zéro » et concerne, selon toujours le Primature, l’ensemble des acteurs impliqués y compris les partenaires actuels ou futurs collaborateurs de l’administration.
Rova M.




