Continuité ou rupture ? La composition du gouvernement Herintsalama Rajaonarivelo, a été dévoilée hier au Palais d’Iavoloha, qui reflète en général un équilibre entre les formations politiques et les techniciens, même si ces derniers y sont largement présentés.Une réflexion pertinente empruntée aux carnets Cincinnatus rappelle que « l’action publique a besoin de continuité et d’une vision à long terme».
Face aux enjeux et défis socio-économiques de taille, comme l’accès à l’eau et à l’électricité, sans oublier le pouvoir d’achat, autant dire que ces ministres ont du pain sur la planche. Leur mission va au-delà de la simple gestion bureaucratique. En effet, ils doivent élaborer des projets clairs ayant un impact direct sur le quotidien de la population menant vers la refondation souhaitée.
« Ils sont là pour servir le peuple, mais non pas le contraire », a clairement fait savoir le président de la Refondation de la République, le Colonel Michaël Randrianirina qui visiblement attend beaucoup d’eux. Ils ont été choisis parmi tant d’autres, pour leurs compétences.
Et comme les attentes de la population sont grandes, ces nouveaux ministres doivent faire leurs preuves et être à la hauteur des besoins. Et ils ne doivent pas oublier qu’ils sont assis sur un siège éjectable. C’est pourquoi, après deux mois d’exercice, ils seront soumis à une évaluation. Bien évidemment, les ministres défaillants n’auraient plus leur place au sein du gouvernement, au nom de la continuité et de l’alternance. Et ce ne sont pas les techniciens qui manquent dans le pays.
Trop souvent, les ministres sont poussés à des réformes rapides, dictées par l’agitation médiatique, un mal nommé « réformite » qui nuit à la stabilité du pays. Diriger un ministère ne doit pas rimer avec bouleversement systématique, mais avec écoute des réalités du terrain et mise en œuvre réfléchie de solutions durables. Nouveau gouvernement, nouveaux espoirs !
F .M




