Les coupeurs de route reprennent du service sur la RN4 ! Leur dernière action signalée aux forces de l’ordre a été perpétrée avant-hier dans la nuit, à Maevatanàna. Ils s’en sont pris à deux taxis-brousse cette nuit-là.
Terreur et effroi : c’est ce qu’ont vécu les passagers pendant près d’un quart d’heure lors de cette attaque. Selon les témoignages des victimes, les malfaiteurs ne se sont pas privés de les rouer de coups pour les forcer à remettre leurs biens.
Le conducteur du premier véhicule a été grièvement blessé après avoir reçu plusieurs coups de crosse d’arme au niveau du front. Pire encore pour une passagère assise sur le siège avant : elle a été éjectée du véhicule, puis violemment agressée avant d’être dépouillée de tous ses effets personnels. Par peur de subir le même sort, ou pire encore, les autres passagers ont préféré « collaborer », en cédant sans broncher leurs biens — argent, téléphones, bijoux, etc.
Le calvaire des voyageurs s’est subitement arrêté lorsqu’une voiture transportant un malade, et dont les feux de détresse étaient allumés, a surgi sur la route. Pensant qu’il s’agissait d’une intervention de la gendarmerie, les bandits ont immédiatement pris la fuite.
Un bandit capturé…
Sitôt informée des événements, la gendarmerie de Maevatanàna a déployé une équipe d’intervention. Après une longue opération de ratissage menée hier matin, l’un des auteurs de l’attaque a été capturé à environ 20 km au nord du lieu des faits. Sur lui, les forces de l’ordre ont retrouvé une partie du butin : trois cellulaires sur les cinq volés, une somme de 800 000 ariary sur les 2,5 millions dérobés, ainsi que les clés de l’un des taxis-brousse. Le suspect a été placé en garde à vue à la brigade de Maevatanàna.
L’attaque aurait été menée par une dizaine d’individus au visage recouvert de terre crayeuse. Ils portaient chacun un bandeau rouge et étaient armés d’armes à feu et d’armes blanches. Les bandits ont érigé un barrage à l’aide de branches et de morceaux de bois sur le pont de Jakoba, fokontany Andranofasika, Maevatanàna.
Les deux taxis-brousse n’auraient aperçu l’obstacle qu’une fois engagés sur le pont. Les conducteurs ont tenté de faire demi-tour, mais les malfaiteurs ont surgi à l’improviste pour les en empêcher.
À noter par ailleurs qu’une voiture privée venant de déposer des éléments des forces de l’ordre au camp a été la cible de tirs vers 4 heures du matin. Le véhicule a terminé sa course contre le mur d’une maison en bord de route.
A.Ts.




