Le « Sendikan’ny mpiasan’ny kaominina Antananarivo Renivohitra » (SMKAR) ou syndicat des employés de la Commune urbaine d’Antananarivo (CUA) ne compte pas évincer la mairesse de la ville, Harilala Ramanantsoa, mais exige le départ de son staff. Il a observé une assemblée générale à la mairie, vendredi, pour expliquer la situation à l’ensemble du personnel de la CUA et prendre les décisions qui s’imposent.
«Nous avons déjà vécu une situation similaire à maintes reprises. Les pouvoirs d’un Président de délégation spéciale (PDS) sont plus restreints que ceux d’un maire élu. Si nous destituons Harilala Ramanantsoa, la satisfaction de nos revendications devra attendre la tenue des prochaines élections », a expliqué devant la presse, vendredi, le président du SMKAR, Jean François Raharijaona. Il a alors insisté sur le maintien du statut de maire élu et non pas de la mairesse en personne.
Par contre, ce syndicat exige le départ des membres du staff de la mairesse. « Nous l’avons demandé à maintes reprises. Maintenant, nous l’évoquons haut et fort. Nous donnons jusqu’à la semaine prochaine (cette semaine, ndlr.) à madame Harilala Ramanantsoa. Si elle s’obstine à garder son staff, nous allons passer à la vitesse supérieure », a-t-il prévenu. Selon ses dires, ce staff constitue un blocage à la réalisation des projets de la mairesse.
Parmi les revendications de longue date du SMKAR, l’avancement professionnel par rapport à l’ancienneté, ou encore le recrutement des Employés de courte durée (ECD). Par contre, Jean François Raharijaona a reconnu que jusqu’ici le paiement des salaires des employés n’a accusé d’aucun retard. En outre, il ne reproche pas ceux qui demandent le départ de la mairesse, mais « en tant que syndicalistes, nous cherchons le bien de tous les employés », a-t-il indiqué.
LR




