En principe, les rivières qui traversent la plaine d’Antananarivo devraient être actuellement en pleine irrigation de ses rizières. Malheureusement, pour le cas de la rivière « Sisaony », son niveau est actuellement en dessous du zéro, de source hier auprès de l’Autorité pour la protection contre les inondations de la plaine d’Antananarivo (Apipa). Laissant dans la difficulté la majorité des riziculteurs, notamment ceux de la plaine de Fenoarivo, dans la mesure où l’irrigation des rizières dépend du niveau de la « Sisaony ». En effet, profitant des dernières pluies du mois précédent, ils se sont précipités pour faire le repiquage dans leurs rizières. Comme les précipitations se font désirer depuis, les jeunes plants sont menacés et les rizières commencent à se craqueler.
Toutefois, de source auprès de la météo, de fortes pluies sont attendues pour couvrir cette plaine à partir de mercredi.
Système rotatif d’irrigation
A cause de l’insuffisance d’eau pour irriguer les rizières, on met en œuvre actuellement le système rotatif d’irrigation dans la plaine d’Antananarivo. Un système qui a été mis en place grâce à une étroite collaboration entre le ministère de l’Eau, de l’Apipa ainsi que de la Jirama.
En effet, à partir du barrage de Tsiazompaniry, la Jirama alimente le niveau de l’Ikopa au niveau du barrage de Tanjombato à partir d’un système rotatif. De ce fait, l’irrigation des rizières qui se trouvent à gauche de l’Ikopa se réalise pour dix jours et celles qui sont à droite les dix jours suivants.
A noter qu’au moins 110 millions de m3 d’eau du barrage de Tsiazompaniry sont nécessaires pour ce système d’irrigation. Et que la rivière « Sisaony » n’est pas incluse dans ce système.
Sera R.




