Drame maritime à Mahajanga: le bilan s’alourdit à 14 corps retrouvés

Trois nouveau corps, tous de sexe masculin, ont été découverts, hier matin sur les plages de Mahajanga, à Marohala, Belinta et Grand-Pavois. Cela ramène à 14 le nombre de victimes du drame maritime en fin de semaine, retrouvées à Katsepy et à Mahajanga depuis lundi.

Les recherches d’éventuels survivants et d’autres victimes du drame maritime en fin de semaine, bat encore leur plein à Mahajanga. Jusqu’ici, sept hommes et sept femmes ont été retrouvés sans vie, tous en état de décomposition avancée. Les autorités locales ont alors décidé d’enterrer les dix corps découverts à Katsepy à Ambanjabe An­­trema, de la commune de Katsepy et les quatre autres, à Mahajanga.
Même si aucun survivant n’est retrouvé jusqu’ici, les enquêteurs commencent à trouver des pistes pour résoudre cette affaire. Trois passeports somaliens ont été récupérés sur les cadavres, ce qui suppose que ces ressortissants étrangers sont arrivés à Mada­gascar par la voie régulière. En outre, des individus venus à Katsepy ont indiqué être proches d’une femme parmi les victimes déjà découvertes.

Les régions Boeny et Sofia, deux points de départ privilégiés des migrants clandestins

Selon leurs dires, cette femme âgée de 35 ans, sortait de chez elle, vendredi vers 19h pour chercher du travail. Elle habitait à Am­bilobe, ont-ils indiqué. Cela corrobore avec l’hypothèse des autorités selon laquelle ces personnes seraient mortes depuis deux à trois jours avant la série de découvertes macabre. Elles seraient alors des candidates malheureuses d’une émigration clandestine dont l’aventure a tourné court. Les enquêteurs poursuivent les investigations tout en promettant de tirer au clair cette affaire le plus vite possible.
En tout cas dans la plupart des cas recensés jusqu’ici, la partie Nord-ouest de la Grande île, en l’occurrence les régions Boeny et Sofia, constitue le point de départ privilégié des migrants clandestins. Ils rejoignent par la suite les Comores puis Mayotte. A rappeler que le 5 janvier, la gendarmerie a arrêté sur la plage de Mahajanga, 36 Somaliens et un Ethiopien qui s’apprêtaient à prendre la mer. L’enquête de la gendarmerie a révélé que les concerné étaient arrivés à Antanana­rivo en avion.

LR

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