Du 3 au 7 novembre, plus de 2.500 judokas vétérans, issus de soixante-six nations, vont en découdre sur les tatamis du Dojo de Paris, Porte de Châtillon. Parmi eux, sept judokas malgaches, défendent l’honneur du pays.
Au départ, 19 combattants ont été inscrits sur la liste des participants. Puis, à l’approche du grand départ, ce nombre a été réduit à 11. Seuls 7 d’entre eux seront de la partie, dont une unique judokate, Rindra Andriamanantsara, dans la catégorie des moins de 63 kg.
Après trois journées intenses, cinq de ces vaillants représentants ont enfin foulé le tatami parisien. Le 3 novembre, Sandaniaina Andrianjakavelo, dans la catégorie M3 moins de soixante kilos, a arraché une 7e place honorable. A ses côtés, Christian Georges Vital, pionnier de la M1 moins de soixante-six kilos, a lui aussi gravé son nom à la septième marche du podium.
Durant les journées d’hier et avant-hier, Lalatiana Ralevazaha, robuste figure de la M3 moins de soixante-treize kilos, a vu son parcours s’achever dès l’entrée en lice, terrassée par l’Allemand Benjamin Frank, suite à un ippon impitoyable, après une minute quarante-huit de lutte féroce. Même déconvenue pour Rafik Monir Mohamedaly, vétéran aguerri de la M6 moins de soixante-treize kilos, balayé par un ippon du Français Christian Mbani, après seulement 23 secondes de combat.
Quant à Ivan Marc Hery Randrianjohany, colosse de la M6 moins de quatre-vingt-un kilos, son odyssée fut un véritable roman en trois actes. Au tour préliminaire, en trente-deuxième de finale, il dompta le Français Laurent Garbe d’un waza-ari précis. Mais en seizièmes, face au solide Américain Gyula Kalman, auteur de deux waza-ari, Randrianjohany se trouve dans les limbes du repêchage.
Mais face au Français Christophe Le Gorbelec, un waza-ari ne suffit pas à gagner un combat, surtout quand l’adverse a fait mieux avec un ippon qui a scellé le sort du Malgache, laissant dans l’air un goût amer de ce qui aurait pu être.
Il ne reste plus que deux représentants malgaches en lice. Dongoza Rasolondraibe, dans les moins de soixante-six kilos, et Rindra Andriamanantsara, cette pionnière solitaire des moins de soixante-trois kilos.
Naisa




