Lors d’une déclaration faite hier à Tsimbazaza, le 7ᵉ vice-président de l’Assemblée nationale, Philobert Milavonjy, membre du groupe parlementaire Irmar, du parti AVI et également chef de l’opposition, a rappelé que le président Andry Rajoelina a accédé au pouvoir par les urnes et par conséquent, seules les élections peuvent légitimement assurer une alternance politique.
« La Constitution prévoit les mécanismes de destitution d’un président, mais la HCC n’a pas validé de telle procédure, et le chef de l’Etat n’a pas démissionné. Nous considérons donc que le pouvoir actuel ne respecte pas l’ordre constitutionnel », a-t-il affirmé.
Malgré cette position, le groupe Irmar reconnaît la décision de la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), instaurant un président de la transition pour diriger le pays.
«Nous respectons cette décision, mais nous restons vigilants quant au respect de la loi», a-t-il précisé.
Le groupe parlementaire se dit ouvert au dialogue et favorable à une concertation nationale, sous l’égide du FFKM, afin de rétablir l’ordre constitutionnel et la stabilité politique. « Personne ne sortira gagnant du désordre », a-t-il souligné.
Enfin, Philobert Milavonjy a lancé un appel au gouvernement pour mettre fin aux pratiques illégales, dénonçant les perquisitions et poursuites arbitraires, les pillages et les pressions exercées sur certains maires.
N.A




