Police de la route: le nombre d’agents va augmenter

Une note de service au sein de la direction générale de la police nationale a fuité, avant-hier, à propos de la suspension des missions de police de la route. Le directeur général de la police nationale, le commissaire divisionnaire de police Ravony Jean Victor Tsaramonina, y a apporté quelques précisions, hier à Anosy.

«Cette note n’était pas destinée au grand public. Nous n’avons pas prévu de supprimer la police de la route mais prévoyons même d’augmenter le nombre d’agents affectés à ce service », a indiqué devant la presse, le commissaire divisionnaire de police Ravony Jean Victor Tsaramonina. Par contre, au lieu de retirer les papiers des véhicules récalcitrants, ces agents de police vont dorénavant opter pour la sensibilisation.
« Si un conducteur de deux-roues ne porte pas de casque, par exemple, les policiers vont le rappeler à l’ordre au lieu de le punir. En même temps, ils vont mémoriser les informations sur le récalcitrant et si la faute se reproduit, ils peuvent alors le sanctionner », a-t-il précisé. Pour lui, l’éducation des usa­gers de la route ne devrait plus se baser sur la crainte des policiers, mais sur la conscience des dangers en­courus en cas de non-respect du code de la route.

Renouer les liens de confiance entre la police et la population

Cette mesure est également une manière pour la police nationale de lutter contre la corruption dans le domaine de la régulation de la circulation. « Pourquoi à chaque fois qu’il y a paiement de pot-de-vin, seul l’agent de police de la route est-il désigné comme responsable ? Les usagers de la route aussi devraient être sanctionnés pour avoir soudoyé ces policiers », a-t-il indiqué.
A ce titre, la police nationale veut nouer une relation de confiance avec la population. « Que le terme “Police proche de la population” ne soit pas un simple slogan. Si les deux parties collaborent avec honnêteté, le rétablissement de l’ordre sera facile. J’appelle alors les policiers à donner le maximum d’eux-mêmes, non pas pour satisfaire leurs supérieurs hiérarchiques, mais la population », a signifié le commissaire divisionnaire de police Ravony Jean Victor Tsara­monina.
Pour rappel, la note de service en question a notamment indiqué que sauf en cas de flagrant délit, « les missions de police de la route sont suspendues à compter de ce jour (le 5 novembre, Ndlr.) et ce, jusqu’à nouvel ordre ». Il a également été précisé que dorénavant, « les efforts de la police nationale doivent se concentrer sur la sensibilisation du public, afin de renforcer la confiance de la population et de préserver la paix sociale ».

LR

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