Ant’Sary Doc Film Festival : Clap d’ouverture pour la 3e édition

La 3e édition de Ant’Sary Doc Film Festival à l’IFM Analakely, met à l’affiche 24 films issus de plus de dix pays d’Afrique, de l’océan Indien et de la diaspora.

D’Egypte à Madagas­car, en passant par le Sé­négal, les trois premiers courts-métrages projetés ont exploré des thématiques profondes telles que la mémoire, la résilience et les récits personnels. C’est no­tamment le cas de « Ndéey : La confession » du réalisateur sénégalais Moustapha Fall, dont l’histoire plonge le spectateur dans le quotidien d’une mareyeuse, qui gagne sa vie en vendant des produits de la mer.
Au fil de la narration, la protagoniste confie avoir perdu son jeune fils, disparu en tentant désespérément de rejoindre l’Espagne en pirogue. Un récit bouleversant, sublimé par le patrimoine architectural et la musique singulière du Sénégal.
Pour sa première participation au festival, Manan­tsoa Ramaniraka signe «Little Garden», un court-métrage qui interroge la place et l’importance des plantes vertes dans un monde dominé par le béton et les murs.
«Je pense que, quelque part, nous aimons tous jardiner. L’inspiration de mon court métrage vient justement de cette idée simple, celle de raconter, à travers le cinéma, l’histoire d’un jardin soigneusement entretenu au quotidien, un lieu vivant où tout un écosystème cohabite et s’équilibre», a-t-il expliqué en coulisse.
Technicien audiovisuel et enseignant, Manantsoa s’est lancé dans l’écriture et la réalisation depuis maintenant six ans. Après ce documentaire, il travaille actuellement sur un projet de fiction, tout en poursuivant son exploration du septième art.
« Après le report du festival, la projection des films sélectionnés et des œuvres hors compétition a été maintenue, mais la durée de l’événement a été ramenée à trois jours, contre dix initialement prévus. Le public a également pu découvrir le cinéma immersif en réalité virtuelle (VR) au sein du Lab de l’Institut Français de Madagascar, une expérience inédite pour beaucoup », souligne Anatole Ramaroson, ini­tiateur de ce rendez-vous ci­nématographique annuel.

Joachin Michaël

Partager sur: