Sabir Bealana, l’opérateur économique karana propriétaire de la société Electrotech et Bricotec Antsirabe, kidnappé mercredi dernier, a été récupéré des mains de ses ravisseurs après un jour et demi de captivité.
C’est une escouade policière armée jusqu’aux dents, constituée d’éléments du commissariat central d’Antsirabe et ceux du Chef régional de la Force d’intervention de la police (CRFip) Vakinankaratra, qui a réalisé l’opération de sauvetage de l’otage, avant-hier dans la soirée dans une villa à Vatofotsy, où celui-ci était séquestré depuis son enlèvement.
Selon le Service de l’information, de la communication et des relations avec les institutions (Sicri) de la police, une fusillade s’est produite sur place dès que la police a débarqué. Deux bandits ont été abattus par balles durant les échanges de tirs. Deux autres ont été capturés vivants.
Comme dans les films …
Mais les interventions n’allaient pas se terminer dans la villa. En effet, trois ravisseurs ont réussi à s’échapper à bord d’une voiture. Une course-poursuite en voiture a eu lieu dans les rues de la ville d’Eaux, comme dans les films hollywoodiens. La police a fini par avoir le dessus, quand ses éléments ont réussi à stopper les fugitifs à Andohanakoho, alors qu’ils cherchaient à fuir en direction du sud, sur la RN7.
Un violent accrochage s’est encore déroulé sur les lieux, se soldant par la mort des trois fuyards, abattus par balles. Deux armes de fabrication locale et une arme de poing de marque Beretta de calibre 7,65 mm ont été retrouvées entre leurs mains.
D’après les informations, ce résultat est le fruit de la collaboration entre la Direction régionale de la Sécurité publique (DRSP) Vakinankaratra, le CRFip Vakinankaratra, le commissariat central Antsirabe, de la gendarmerie d’Antsirabe, ainsi que des policiers en provenance de la capitale, mobilisés pour renforcer les « chasseurs ».
Pour rappel, Sabir Bealana comptait regagner sa maison à Tsarasaotra Antsirabe vers 16h, mercredi dernier, quand des hommes armés ont intercepté sa voiture. La famille avait décidé de ne pas alerter les forces de l’ordre à cause des menaces des bandits. Malgré cela, la cellule mixte d’enquête composée d’éléments de la police et de la gendarmerie,
a discrètement ouvert l’enquête, avec comme résultat, la localisation de la villa où l’otage était détenu par ses ravisseurs.
ATs.




