Lèpre: plus de 1.500 nouveaux cas recensés chaque année

Alors que le monde semble avoir tourné la page sur certaines maladies oubliées, la lèpre continue de marquer le quotidien de nombreux Malgaches.

Chaque année, plus de 1.500 nouveaux cas sont encore enregistrés à travers le pays, un chiffre qui rappelle que ce mal ancien reste un enjeu majeur de santé publique. La lèpre, un fléau silencieux qui persiste à Madagascar.
Dans les régions rurales comme Boeny, les équipes médicales redoublent d’efforts pour repérer et soigner les malades avant que la maladie ne cause des handicaps irréversibles. Ce mois de novembre, une vaste campagne de recherche active de cas est en cours dans les districts d’Ambatoboeny, Mampikony et Port-Bergé. Sur le terrain, agents communautaires, soignants et bénévoles se mobilisent en­semble, allant de village en village pour dépister, sensibiliser et accompagner les personnes touchées.
« Chaque nouveau cas dé­tecté est une victoire, car il permet d’éviter d’autres contaminations », selon un responsable au sein du Pro­gramme national de lutte contre la lèpre (PNL). Cette opération s’inscrit dans une stratégie coordonnée par le ministère de la Santé publique, en collaboration avec l’Organisa­tion mondiale de la santé (OMS) Madagascar et la Fondation Raoul Follereau (FRF), avec un objectif ambitieux : éliminer la lèpre d’ici 2030.
Pourtant, au-delà des chiffres, la lutte contre la lèpre reste un combat hu­main. La maladie, souvent associée à la stigmatisation et à l’exclusion, demande une réponse collective fondée sur la solidarité communautaire et le dépistage précoce. Car il faut savoir que la lèpre se soigne, à condition d’être détectée à temps. « Pour Madagascar, la persistance de cette maladie rappelle une double vérité, la lèpre n’a pas disparu. Mais ensemble, nous pouvons la vaincre », souligne l’OMS.

Recueillies par Fahranarison

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