Le corps sans vie d’un homme de 31 ans, tué à l’arme blanche, a été retrouvé hier matin dans sa maison à Andoharanofotsy, dans le district d’Antananarivo Atsimondrano. Alertée, la brigade de gendarmerie d’Andoharanofotsy s’est rendue sur place pour procéder aux constatations d’usage.
De prime abord, les gendarmes ont découvert des traces de sang à l’entrée de la maison, sur le plancher et sur les murs jusqu’à la chambre à coucher où la victime gisait dans une mare de sang au pied de son lit. Plusieurs plaies à l’évidence faites avec un objet tranchant (genre couteau) ont été constatées sur le corps, mais aussi sur le crâne qui a dû avoir été asséné avec un objet contondant.
Sa femme incriminée…
Le trentenaire aurait été tué dans le salon par sa femme avant que celle-ci ne le traine jusqu’à la chambre à coucher où elle voulait cacher le corps sous le lit. D’après les informations, la personne qui avait alerté la gendarmerie est une femme d’église et non moins la confidente de l’épouse du défunt. Selon les dires de la dame, son amie l’a fait venir à son domicile pour lui raconter la folie qu’elle avait commise quelques heures plus tôt. La femme d’église aurait par la suite appelé la gendarmerie à l’insu de son «amie», laquelle a entre-temps quitté les lieux et demeure jusqu’ici introuvable.
Une histoire de jalousie…
Au stade actuel, les enquêtes préliminaires avancent une histoire de jalousie, comme étant le mobile du crime. D’après les informations qui circulent dans le quartier, l’homme avait une amante, circonstance qui n’a pas échappé à son épouse. Le fait que son mari cachait de l’argent pour le donner à sa rivale, alors même que le couple était endetté, aurait poussé l’épouse à commettre l’irréparable.
Une version plus sadique apparait par ailleurs au sujet de l’épouse du trentenaire. «L’homme et la femme étaient déjà mariés auparavant, chacun de son côté, l’épouse ayant déjà eu des enfants avec son précédant mari. Ce dernier, selon les rumeurs sur place, serait décédé des suites d’une maladie mystérieuse que les gens attribuent à un acte de sorcellerie dont la dame elle-même en serait la responsable», indique-t-on.
Quoi qu’il en soit une enquête est déjà ouverte au niveau de la brigade de gendarmerie d’Andoharanofotsy pour retrouver la trace de l’épouse de la victime.
ATs.




