L’échange organisé récemment entre les dirigeants et un groupe de citoyens a été présenté comme une initiative d’ouverture. Pourtant, pour l’observateur politique Gothlieb Randriamasinoro, l’exercice reste «trop contrôlé» et mérite d’être profondément amélioré.
« L’émission, enregistrée à l’avance mais destinée au grand public, reprenait un format déjà bien connu : le président au centre, les journalistes face à lui, et des participants soigneusement sélectionnés en arrière-plan », affirme Gothlieb Randriamasinoro sur sa page officielle hier. Si l’ambiance était détendue, plusieurs questions n’ont pas obtenu de réponse claire. Certains sujets sensibles ont même été contournés.
Selon Gothlieb Randriamasinoro, cette manière de communiquer montre une volonté d’expliquer, mais manque encore de transparence. Il estime que la population attend davantage qu’un simple exposé : elle souhaite un véritable dialogue, où les interrogations sont traitées sans filtre.
Il propose de modifier le cadre des échanges : un décor plus convivial, des intervenants plus variés et des discussions structurées autour d’un thème précis. Cela permettrait de rendre la communication plus naturelle et plus crédible, s’est-il exprimé.
Dans cette période de transition, Gothlieb considère que la transparence est essentielle pour renforcer la confiance entre dirigeants et citoyens. « Ouvrir davantage les échanges, c’est faire un pas important vers une communication plus honnête et plus constructive », conclut-il.
N.A.




