Le Festival International Sagam rempile cette semaine pour sa 7e édition à l’île Maurice. La scène chorégraphique malgache sera particulièrement mise à l’honneur grâce aux compagnies Arangao, Rianala et Waram.
L’ouverture du festival se tiendra ce jeudi au Théâtre Serge Constantin avec quatre créations dont la pièce « Salegy Sega » de Rayhas Randriamanantena et de la Cie SR Dance. Commandée par le Nelson Mandela Centre for African Culture Trust Fund, cette pièce explore les racines communes du salegy et du séga, tout en faisant ressortir leurs différences rythmiques et instrumentales, essentielles dans l’identité musicale de l’océan Indien. En parallèle, Rayhas Randriamanantena mène cette semaine une résidence artistique dédiée au salegy pour de jeunes danseurs mauriciens en devenir.
Le point d’orgue du festival aura lieu samedi, durant lequel la plage de Flic-en-Flac se transformera en un vaste espace de création à ciel ouvert. Conçu comme un événement hors les murs, ce moment phare vise à démocratiser la danse contemporaine en invitant familles et visiteurs à déambuler librement entre huit scènes différentes, au fil des performances mêlant danse et musique.
Parmi les pièces à découvrir figurera notamment «Riz – Hier», création solo de la Cie Rianala, dont le titre joue phonétiquement avec «rizière». «La rizière est le lieu où l’on cultive le riz, richesse pour certains, labeur pour d’autres. Le solo met en lumière les dimensions culturelles et socio-économiques de différentes régions de Madagascar, le grain de riz devenant le fil conducteur du processus allant de la moisson à la récolte », confie-t-on.
Créée à l’initiative du danseur et chorégraphe Stephen Bongarçon, cette biennale de danse contemporaine a pour vocation de mettre en lumière la création chorégraphique de l’océan Indien dans toute sa diversité. Placée sous le thème «Nouveau souffle – Nouvo souff», cette nouvelle édition réunira des compagnies venues de Maurice, Rodrigues, Madagascar, La Réunion, Afrique du Sud et France
Joachin Michaël




